21 décembre 2009
Extrait de " Taire le temps " de Josyane De Jésus-Bergey
On parle d’hier cadenas posé sur ce temps qui n’est plus, reliquat d’ombres grises sans ce ciel des heures gourmandes. Plus rien ne m’inquiète - faire comme si – c’est taire les jours pour taire ce temps qui fuit.
Mais garder l’œil jusqu’à peupler de danses un champ de tournesol à s’y croire sans la pluie qui nous rejette sans l’odeur des figues dans la maison de mon père. Cueilleur de pluie de vent comme on rempli les paniers quand au marché l’été nous dégouline… jusqu’à faire sauter ce temps. Quand il marche je sais où mon chemin se perd !
Avant que taire la route le même cri de troupeaux affame les petits restes. Les venelles basse-cour de choses tues ne s’appellent plus que terres détrempées tuméfiées de ces cris lorsque le ventre vide appelle le pain comme prière. Laisser quelque chose pour croire.
Ne pas déranger la vieille et son tricot. L’espoir a de beaux jours ici.
Extraits inédits de « Taire le temps » Josyane De Jesus-Bergey dec 2009 (en construction)
02 décembre 2009
"Les amulettes" de Josyane De Jesus-Bergey et Hamid Tibouchi
Samedi 5 décembre à 20h30 rencontre autour du livre Amulettes (poèmes
de Josyane De Jesus-Bergey sur des peintures du peintre-poète
franco-algérien Hamid Tibouchi), avec les auteurs
et Jean-Claude Bernard, typographe-imprimeur et fondateur des éditions
Encre et Lumière. A Poitiers.
http://www.maison-poesie-poitiers.com/
23 février 2009
Josyane DE JESUS-BERGEY et Hamid TIBOUCHI
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Ecrivains en 17 : Josyane DE JESUS-BERGEY et Hamid TIBOUCHI
A l’occasion de la parution en mars 2009 aux éditions Encre et Lumière du recueil Amulettes, textes de Josyane DE JESUS-BERGEY et peintures d’Hamid TIBOUCHI.
Mardi 10 mars, 18h30, Médiathèque Passage des Amériques, Corderie Royale, Rochefort-sur-mer. Entrée libre. Renseignements : 05 46 82 66 00.
Table de librairie : Librairie Pierre Loti, 58 rue de la République, Rochefort-sur-mer.
Josyane DE JESUS BERGEY rencontrera dans la journée les élèves du collège Edouard Grimaux, Rochefort-sur-mer.
Action soutenue par le Conseil Général de la Charente-Maritime et menée avec l’IA 17 et le CDDP 17.
Une autre rencontre Josyane DE JESUS-BERGEY - Hamid TIBOUCHI aura lieu le vendredi 13 mars, à 18h, salle Amos Barbot (Oratoire, La Rochelle) dans le cadre du Salon du livre de poésie et en collaboration avec l’association Nedjma.
Poète lusitano-française née à La Rochelle, Josyane DE JESUS-BERGEY est fascinée par la culture méditerranéenne. Invitée régulière de festivals de poésie : Lodève (France), Tunisie, Algérie, Espagne, elle est publiée notamment aux éditions Rumeur des Âges. Elle a co-dirigé en 2008 l’édition de Québec 2008, recueil collectif de poésie franco-québécoise (Sac à mots éditions - France / Ecrits des Forges - Québec) et collaboré au Poème Meschonnic, Faire-part édition, mai 2008.
Peintre et poète né en 1951 à Tibane, au nord de l’Algérie, Hamid TIBOUCHI publie ses premiers textes poétiques en 1971 en Algérie, en France et en Tunisie ; puis plusieurs plaquettes et recueils le placent parmi les représentants majeurs de la « Jeune poésie de graphie française ». Installé dans la région parisienne en 1981, diplômé en Arts plastiques, Hamid TIBOUCHI expose régulièrement ses œuvres en France et à travers le monde, illustre de nombreux livres et revues et réalise des décors pour le théâtre. Il fait sienne cette affirmation de Miró : « Je ne fais aucune différence entre la peinture et la poésie ».
Source :
http://www.larochellivre.org/spip.php?article59
http://www.larochellivre.org/spip.php?article86
09 novembre 2008
Josyane De Jesus-Bergey
Quelques extraits d’un futur recueil dédié au grand poète palestinien Mahmoud
Darwish « Tout à côté le mouvement des jours , à M. Darwish, I.M.» sera peut-être son titre
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De ta terre qui te vit naître
jusqu’à cette parole donnée
poète ne crieras-tu pas ce mot
liberté
. quand bientôt nu
de ce silence des hommes
tu piétineras
la cendre de nos mensonges
jusqu’au dernier trou noir.
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Le soleil reste bleu à pleines fleurs
sans tes mains qui venaient de la terre
sans ce couteau entre les mains
du monde.
Dans la mémoire de nos révoltes
Il faut marcher encore.
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Le ciel s’est décapité comme
un chien ronge son os
nous avions la même année
nos mères avaient crié dans
la même barque
ce premier jour.
Nés entre croix et voiles
le bleu à tes côtés
je cherche mes couleurs.
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Maintenant il est là
le lieu dirais-tu
est à façon
entre les herbes hautes
ce monde existe
près du soldat à l’agonie
entre les pattes de l’oiseau
Il est là !
.
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15 août 2008
A Mahmoud Darwish
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Attente
Je suis l’oiseau des épilogues
ma langue est ma prison
je témoigne pour agrandir
la terre
j’ai perdu le nom des miens
barricade la porte
mon frère
ils n’oseront pas entrer.
Extrait de « Une autre terre»
Josyane De Jesus-Bergey
01 juin 2008
Josyane De Jesus-Bergey
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey 2008
.
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Je vais
au pire dire je
m’installe il se peut
qu’en des anciennes habitudes
Je
ne me déchausse pas
Aucun regret
C’est ainsi le murmure
du visage vrai.
Toujours
la nuit réveille-toi de
ces odeurs
de chambre
de ces rigoles
qui courent
plus vite que ta nuit
Ombre
ne cherche plus ton ombre
baisse ta garde
laisse venir un
autre jour pour apprendre !
Josyane De Jesus-Bergey 2008
C’est ainsi donner
le ciel pour ses nuages
pas le visible
pas la lumière tombée
et ses vérités
qui me vont bien.
Mais
Un temps de vent
sur les cailloux
Un temps
de n’importe quoi
Quand
ton rire du devant
jusqu’à… l’extrême pointillé
dessine mes nuits
*****
Le mur et tu
dis
je vieillis comme
les enfants
il n’y a pas d’avance
rien que couper le temps
de ce gâteau trop
vite émietté.
Tout près d’ici
L’inhabitable
quand les restes
me vont bien.
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey
.
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.
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Quelque chose
de ces temps faisandés
pas encore la mort
des oiseaux
sans lumière ou presque.
De nous
encore des matins
lessivés
Poursuivre ce labour
des champs
juste pour décider
ce qui restera beau.
********
La veille
à la première heure
on passe
les genoux pliés
ainsi plus facile
de basculer
le front à peine
derrière la vitre.
Répondre aux questions
Qui ne se posent plus.
Je dis
la terre valide nos silences.
*********
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey
Jour
et plus beau que ces mots
de sable
tu frappes à ma montagne
jour de terre où
des mains pas d’hiver
non plus
des mains se cherchent.
Comme si le temps coupé
croulait le lierre.
Voie
voie de feu qui s’installe
chaque forme retient
les pages
d’un arbre vieilli de mille ans.
il faudrait plus de tempête
à ce sang mûr
à ces rythmes
d’une marée qui m’épuise.
Il faudrait
se coucher nu pour apprendre.
********
On dirait presque droit
le geste au bord
d’une rupture qui te regarde
Dans quel espace
de nous
se bascule la chambre
On ne sait jamais
pourquoi la nuit arrive.
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey 2008
.
.
.
Je dit le souvenir
me peuple de ces petits riens
sans la langue Je
rajoute la terre
poussée par des éclats
d’une rue où les fantômes
se perdent
Quand
l’hiver vient sous la peau.
**********
Il n’y a pas
ce vent qui
glisse entre les doigts
Pas de pas
perdus dans les chemins déserts
Quelques oiseaux emmurés
à l’abri
et
tout s’arrête
à hauteur de ventre.
Ainsi
avoir mal à l’enfance
c’est peut-être survivre !
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey 2008
.
D'autres textes de Josyane De Jesus-Bergey ICI
21 février 2008
Josyane De Jesus-Bergey
Tràs Os Montes (extraits)
en hommage à mon père
et à Miguel Torga
.
.
Je te parle Miguel de notre Tràs
Os Montes, lorsque la
montagne se couvre de l'or des genêts, que le cri du
loup résonne en la vallée, que le
vinho verde à la cave
attend le pas des promeneurs. J’ai dans la
bouche le
goût de nos folares, du cozido à la transmontano,
de la tuela et mille autres saveurs. Je te parle aussi des
jambons suspendus dans le noir du cellier, des soubrei-
sados enfumés au creux de la cheminée et de l’âne
au
repos dans l’étable.
Je suis dans notre terre et dans mes pas s'incruste la
mémoire du Tras os Montes.
Je te parle du long travail de l’homme pour irriguer le sol,
de ce filet d’eau qui serpente entre chaque rang de vignes,
entre chaque rang
de pommes de terre.
Je suis cette eau qui coule de la montagne.
Je te parle de Cabeçà de I Gréja, comme toi tu parlais
jadis de ton village natal, de la terre de mon père qui
est aussi la tienne, de ce soleil qui chauffe notre sol,
des
balcons qui partagent
leurs odeurs entre les
géraniums, le basilic
et le poivré des menthes
sauvages.
Cette terre est nôtre,
je parle Miguel pour me souvenir.
*
.
Je parle
Puisqu’il faut bien le dire
de petits
riens
de la
terre rouge
des pas
D’une
montagne
où mon
père
fit
ses
premiers rêves
je porte
mes vides
mes
dépassés
mes
épaules
devenues
lourdes
retiennent
ce que je
ne dis pas.
...................*
Moi qui suis de ton pays
dans ces jours qui
s'allongent
je t'entends Miguel Torga
mes pas vont
devenir les tiens.
....................*
Autre chose qui
se dirait
fleur la
montagne éclos ses
gerbes d'or
plus loin une charrette et sa charge
midi sonne au clocher.
Le vino verde prend
le goût de mes voyages.
*
Un vol de pigeon
raconte l'histoire
Bragança
des terres froides
quelques fleurs font
danser les ruelles.
.........................*
Jusqu'aux vignes
ravaudant la terre
comme vieille de village
il se passe quelque chose ici.
*
Tout se perd entre
le fichu sombre des vieilles
le chasse mouches sur
la tête des ânes
dans ce chemin de peu
la procession avance.
Il est permis de croire !
*
Cela vous revient en
boucles du
...................bleu au jaune
on prétexte une brise
sur les feuilles du figuier.
on se prend pour l'oiseau.
on laisse se mélanger
les images pendant
qu'au fond du verre
une aguardiente nous tutoie.
Josyane De Jesus-Bergey
.
.
.
Pour lire des extraits
inédits de "La déconstruction du vide"
de Josyane De
Jesus-Bergey accompagnés d'une encre de
Hamid Tibouchi,
cliquez ici
31 mai 2007
JOSYANE DE JESUS - BERGEY
.
Extraits inédits de
La
déconstruction du vide
.
Trop
trop
de circulation
la
poussière noie
les
peintures de sable
pour combler ce vide.
.
---------------------------------------------------------------
Les
jours se
déconstruisent
dans
ces chiens
de
vent
lentement
je
monte la garde
---------------------------------------------------------------
Presque
cernée
de
ces pleins et déliés
l’un
et par l’autre
aurai-je
le temps
du
possible ?
chuchotent doucement.
.
---------------------------------------------------------------
Un
jour à débarrasser
un
jour gris de la langue
sans
la note faut-il le croire
de
l’oiseau
.
---------------------------------------------------------------
.
A
partir de ces petits
chemins
la
noria tourne
ne
plus toucher de peur
ce
mur au devant
du
vide
.
---------------------------------------------------------------
La
lumière sur une autre fenêtre
je
descends
pour
ne plus disent-ils
bousculer
les cailloux
.
---------------------------------------------------------------
c’est
ainsi
brûle
mal ou pas assez
dans ces encens
les rivages
de la mémoire
-------------------------------------------------------------
L’espace
en
détours
dans
la conscience du vide
jour
de maux
et
derrière
.
.
.
"Je
rajoute cet extrait de « Comme une confession de pierres Eldjazäir » livre traduit
par Mohamed Rafrafi et paru aux éditions Rumeur des Ages 2004."
IL N’EST DE FRONTIERES QUE DANS LE REGARD DE L’HOMME !



.
Josyane
De Jesus-Bergey
mai 2007
Encre de Tibouchi
accompagnant une phrase manuscrite
de Josyane De
Jesus-Bergey
........... (Collection Ass. Humanisme
& Culture
.......... et Ville de Frontignan-la-Peyrade)
.
.
.
" Josyane de Jesus-Bergey m’a impressionnée par
la qualité de ses textes.
Après une agréable conversation avec elle, j’ai
acheté son recueil bilingue,
français arabe dont voici un extrait :
« Les toits se retiennent à la roche
les masures tentaculaires avancent
le vertige n’est pas au bord de la montagne
mais au fond de notre cœur » "
Alvina Levesque journaliste
http://www.capacadie.com/chroniquedumonde/2006/3/15/Lettre_vagabonde_388.cfm
.
Bio- bibliographie de Josyane De Jesus-Bergey
Poète luso française, ses
attaches la conduisent tout naturellement vers
cette culture du sud qui la
fascine. Retraitée de la fonction publique, vit
près de La Rochelle. Anime dans sa ville différentes manifestations
autour de l'écrit dont Quai des lettres, ainsi que La Rochellivre
(rencontres littéraires dans le département,
Printemps des Poètes, salon
du livre de
poésie.)
Ecriture de chansons ( Sacem 1990). Traduite et publiée dans les pays
du monde Arabe, l'Espagne et l'Italie.Résidence d'écriture Mostaganem
(Algérie) septembre 2006, avec le peintre Oulhaci / La Rochelle janvier
2007
Parutions en anthologies, revues France et étranger
Réalisations d’ateliers
d’écriture (Algérie, univers carcéral, milieu scolaire …)
Dernières rencontres : Festival Des Grandes voix Méditerranéennes Lodève2005, de Tipaza, Alger, Boumerdes (Algérie) Maghreb du livre2003/ 2005/2006 Hôtel de ville Paris, Printemps des Poètes Rochefort 2005, Lodève 2006.
Vitoria-Gasteiz (espagne) mai 2008,
récital de poésie à travers la Tunisie juin2008.
Une quinzaine de livres de publiés dont : Comme une
confession de pierres Eldjazaïr Ed. Rumeur des Ages 2003 (bilingue,
traduction de Mohamed Rafrafi.) Textes repris dans différents théâtres. (l’Utopie 2001, Coup de Chauffe Cognac 2004) Réalisation d’une reliure d’art (expos.
internationales N. Berjon 2005)
Ce n’est pas parce que la porte … Rumeur des Ages 2003
BUS 25 pour rendre visite aux ombres Récit romancé avec des dessins et peintures de J. Judde Editions Rumeur des Ages mars
2004 ( Textes repris, théâtre toujours à l'Horizon, M. Rias 2004)
" La grande Boiterie " ( proses) E.Rumeur des Ages 2005
Anthologies : dernières parutions:
Vous avez dit Poésie? Sac à mots Editions 2003
Kaleidoscope 2003 / Impressions d'elles 2004 / long courrier 2005 Editions Expression culturelle Cognac
2005 Le Croît vif / 2006 Dictionnaire des écrivains charentais
Initiatrice du recueil collectif "Québec 2008" 20 auteurs de France,
20 auteurs du Québec. Sac à mots édition France/Ecrits des forges, Québec.
"Voiles 2008" travail avec le peintre québécois Marc Mongeau.
collaboration à "Le poème Meschonnic" revue Faire-Part mai 2008
A Paraître :
Un jour, un Poète : D.V.D film réalisation M.H. Audier Le conditionnement des abeilles (2008)
"Amulettes" sur des peintures de Hamid Tibouchi édition Encre et Lumière début 2009
Inédits : Le Façonnement des choses
(Poésie) //Tràs Os Montes (Poésie) // Une Autre Terre (Poésie) // Mais bleu toujours si bleu,
toi le Nil (Poésie) // Contes de la
petite enfance// La petite affaire (Nouvelle)
// Nue presque…enfin (proses)
La déconstruction du vide (en construction)
Texte disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL). http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
Invitée sur différents sites
d’Internet dont :
http://olerki-poesia1.blogcindario.com/2007/03/00186-poesie-vive.html
http://tanellaboni.net
http://memoireduvent.canalblog.com/archives/2008/02/21/8039377.html
Pour retrouver Hamid Tibouchi, cliquer ici .
Un grand merci à Josyane De Jesus- Bergey.
Nathalie
































































































