LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

06 février 2009

Sylvie Germain

L'inaperçu.A Annie et Serge Wellens...[...].   Le soir, au moment de coucher les enfants, Sabine s'attarde auprès de Marie. " Tu aimerais vraiment devenir un arbre,  plus tard ?  lui demande-t-elle.  - Oui. - C'est très beau,  un arbre,  mais c'est  immobile,  tu t'ennuierais  vite... - Il y a des  arbres  qui   marchent,  objecte   Marie.   Les  palétuviers,   par  exemple. - Certes, mais si... [Lire la suite]
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30 septembre 2007

Le coeur cousu

.                                      PROLOGUE.......Mon nom est Soledad.....Je suis née, dans ce pays où les corps sèchent, avec des brasmorts incapables d'enlacer et de grandes mains inutiles.....Ma  mère  a  avalé  tant  de  sable,  avant  de  trouver  un mur derrière lequel accoucher, qu'il m'est passé dans le sang.....Ma peau masque un long sablier... [Lire la suite]
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21 janvier 2007

Une promesse

[...] Une fois encore, le jour murmure le soir. Derrière les volets, la lumière se résigne. Le salon s'attriste  comme un regard éteint.  La petite horloge suisse a  cessé de battre. Rien ne respire plus. Fauvette redoute tout ce que l'ombre gagne. Sa main est posée sur son coin de journal.Déjà, elle a du mal à lire les lettres prisonnières. Elle effleure le papier jauni, passé, craquant de mots anciens. Elle  tapote la gom-me  qui termine le crayon de papier.  Instant d'abandon en cinq... [Lire la suite]
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05 janvier 2007

Maurice Maeterlinck

LE SILENCE La parole est du temps,  le silence de l'éternité. Dès que les lèvres dorment, les âmes se réveillent et se mettent à l'oeuvre ; car le silence est l'élément plein de surprises, de dangers et de bonheur, dans lequel les âmes se possèdent librement. Si vous voulez vraiment vous livrer à quelqu'un, taisez-vous: et si vous avez peur de vous taire avec lui, fuyez le, car votre âme déjà sait à quoi s'en tenir. [...] Nous ne parlons qu'aux heures où nous ne vivons pas, dans les moments où nous ... [Lire la suite]
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20 juin 2006

Oedipe sur la route

Henri Bauchau    […] C’est la nuit de la lune noire, Clios le sent à la violente certitude, à la nécessité de danser qui l’habitent. Quand il croit Œdipe endormi, il sort de la cabane et descend dans le vallon solitaire.Il attend le moment qui va survenir, qui se produisait chaque année quand le clan existait encore. Il s’aperçoit qu’Œdipe l’a suivi, mais il est trop tard pour s’occuper de lui. Les nuages ferment le ciel, l’obscurité est totale et déjà la danse s’est emparée de lui. Il n’y... [Lire la suite]
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21 avril 2006

GRÂCE ET DENUEMENT

                                 Mario Giacomelli  ICI , ICI            .    .                                              1 Rares sont les gitans qui acceptent d’être tenus pour pauvres, et nombreux... [Lire la suite]
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15 avril 2006

Jim Harrison

  . .                                .                       Poème pour Sullivan . 5 mars : premier jour sans faire de feu. Trop tôt, c’est trop tôt, beaucoup trop tôt ! Jouissez du jour sans autre considération, les trois insectes nouvellement amenés à la vie et... [Lire la suite]
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21 mars 2006

Les interdits de la primevère

            «  D’une allure fraîche et discrète, respirant et exha- lant un air de virginité ( entendez  par  là:  une  intacte disponibilité), la  primevère  offre  sans ostentation ses fleurs  solitaires  d’un  jaune  pâle, cinq pétales soudés, échancrés  pour  l’accueil, se  cachant  presque entière- ment  dans un  long  calice vers pâle et renflé, avec, au fond, un « œil... [Lire la suite]
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19 février 2006

Alors les jours d’Ogoja étaient devenus mon trésor, le passé lumineux que je ne pouvais pas perdre. Je me souve- nais de l’éclat sur la terre rouge, le soleil qui fissurait les routes, les courses pieds nus à travers la savane jusqu’aux forteresses des termitières, la montée de l’orage le soir, les nuits bruyantes, criantes, notre chatte qui faisait l’amour avec les tigrillos sur le toit de tôle, la torpeur qui suivait la fièvre, à l’aube, dans le froid qui entrait sous le rideau de la moustiquaire. ... [Lire la suite]
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01 janvier 2006

Neige

        Nakashima Kiyoshi .                                                 11                                                La peau des femmes  ... [Lire la suite]
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