22 décembre 2009
Bernard Perroy
Je vous conseille d'aller visiter le site de Bernard Perroy.
Vous y découvrirez sa poésie (magnifique),
(« Ouvrir comme un fruit savoureux le mystère des êtres et des choses
cachées. En boire le suc : tel est l’art de Bernard Perroy (…) Il sait
que le poème, comme le « visage » (omniprésent ici, il rime avec «
paysage »), voile autant qu’il révèle ; que l’écriture est
apprivoisement de l’inconnu. » mentionne Gilles Baudry dans sa préface.
À travers les milles rendez-vous du quotidien, paysages et visages
renvoient à ceux du cœur dont la quête assoiffe ou illumine le parcours
quand il convient sans cesse de désapprendre pour laisser à la vie sa
capacité d’étonnement… Une écriture limpide, un murmure toujours
musical…Un soir où le soleil d’octobre… - Bernard Perroy -
préface de Gilles Baudry )
ainsi que des artistes, Dominique Lefevre, Gilles Carré, S. et P. Nouaihat...
Des poètes amis...Gilles Baudry...
Une très belle balade, vraiment !
http://perroybernard.unblog.fr/
24 mai 2009
Bernard Perroy
à Serge Wellens
Chants d’ici et d’ailleurs
à la faveur d’un brin d’humeur
ou de sentiment…
Et les heures s’enfilent
de la plus haute à la plus basse branche
puisque c’est dans ce sens
qu’il convient de marcher en chantant
pour débusquer la racine des choses,
toute lumière d’amour et de feu,
toute pépite de vie,
que ce soit dans l’épine
ou la rose…
Bernard Perroy
12 mai 2009
Bernard Perroy à Hamid Tibouchi
Merci beaucoup pour ces toiles d'Aksouh, la superbe photo de Hamid
Tibouchi... Mille mercis pour tout cela, peintres, auteurs, et pour
Nathalie, grâce à laquelle des pans entiers s'ouvrent à mon regard.
Merci pour le très beau texte (interview)de Hamid Tibouchi qui gagne à
être connu....
(petit poème offert à Hamid Tibouchi,)
Sur la plus haute branche,
un ciel désormais
vient, s'épanche,
transfigure le creux
de nos regards blessés...
Le miel s'écoule
aux rayons d'or,
miel du ciel
sur nos épaules brèves,
le temps d'apprendre
à sourire du peu
que l'on pressent
des mots, des branches,
des pas d'un enfant
lorsqu'il s'émerveille
en se frayant un chemin
dans le jardin des peines et des couleurs...
Tout vient apprivoiser
notre attente,
que vivent nos yeux,
nos refrains, nos étreintes,
que roule la perle du temps
sous nos doigts d'apprentis,
quand vivre toujours davantage
nous éduque lentement à mourir...
Bernard Perroy
17 avril 2009
à Nathalie Billecocq,
Le monde serpente en tout sens,
n'est plus que ce chemin de fin du jour,
pierre après pierre...
On s'échine à dévaler la pente,
à la remonter vers la frontière
entre cimes et nuées...
Et déjà le pied heurte un pauvre nom
caché sous la poussière,
une petite larme qui se sèche au soleil,
un regard enfantin,
un bond imaginé,
une heure nouvelle dans le grand vent
agitant pour un temps
la crinière des arbres,
la perle ou l'or d'une rencontre perdue...
Rien encore,
ni la danse, ni le chant,
ni l'empreinte de quoi que ce soit,
n'est apparu sous le silence profond,
de pourpre, d'encre ou d'azur,
qui habite le cœur en ses patios d'attente,
ses essaims d'astres et de tout ce qui tourne
en tout sens...
Et toi qui meurs de vouloir vivre en trop plein,
qui t'assoiffes de boire à la source invisible,
qui boîtes et te laisses engloutir
dans l'avalanche à la fois
des peines et des "sans-soucis",
des colchiques dispersées
dans le hameau des songes,
as-tu déjà cherché de ce côté-ci
les mots que tu aimes tant
parce qu'ils savent marcher dans l'ombre,
comme des vers luisants,
en se sachant si dignes d'être inutiles...
Bernard Perroy
.
Si vous souhaitez lire quelques poèmes de Bernard Perroy, n'hésitez pas, c'est par ici.
04 avril 2009
Bernard Perroy
Extraits de "Cœur à cœur" de Bernard Perroy / encres de Rachid KORAÎCHI (Èd. Al Manar, 2006)
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Prendre route dans le désert
Par quelques mots
Quelques sables jetés
Aux alentours du cœur
*
Apprends-moi
Le vieil or des figues
Quand elles se nichent
Dans la paume des mains
Comme des soleils
*
Ces riens toujours à l’orée de nos cœurs
Pour que grandisse en nous
Un ciel nécessaire
à notre vie profonde
*
Les odeurs de jasmin et de menthe
Ces effluves de vie
Se colportant de balcon en balcon
Et tout au bout
Cette trouée d’azur et d’océan…
*
Le voile de nos infirmités se soulève
Laissant apparaitre un printemps
Pour de nouveaux touchers
Pour cet échange de caresses
Avec le parchemin du temps
*
Dans tes yeux tout à coup
Toute parole s’est tue
Que prenne place le chant des astres
*
En chemin
Etincelles du vent parmi les feuilles
Le passé déjà
Se laisse convaincre par les caresses du lendemain
*
Ta voix se détache plus juste
Au fil des ans
Parce que plus fragile
*
Bernard Perroy (avec 49 encres de Rachid KORAÎCHI) dans "Cœur à cœur" (Èd. Al Manar, 2006)
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Une gorgée d’azur – Bernard Perroy
à paraître (Rachid et Alain Gorius de Al Manar O.K.)
(extraits)
Fenêtre ouverte sur le bleu,
sur l’océan du ciel…
Ce bleu qui d’aventure
unifie tous les cœurs…
Il vient nourrir
d’azur
ce qui en nous
aspire au meilleur…
*
La chance de picorer,
à travers l’azur
ou le charroi des vents,
toutes les pensées,
les parfums et les mots
que l’on essaime un peu partout
comme on touche des yeux
un paysage pour goûter
au velours des sables,
au labyrinthe du bocage,
aux villes elles-mêmes
avec leurs faux-semblants
ou leurs espoirs dissimulés…
*
Le désert entre en toi
comme une nouvelle ivresse,
une amitié avec ce que
tu ne connais pas…
Tu lèves le verre
au péril de la vie,
à sa musique entraperçue
derrière les rideaux du vent…
*
Arbre du bocage…
Des racines
jusqu’au ciel
tendu vers la lumière
et l’azur…
Aurais-tu soif
toi aussi
d’un bonheur
sans mesure ?
*
Arbre,
apprends-moi
les richesses du ciel
comme ces fruits
suspendus à ton corps,
Eclos des pluies
et du soleil,
Echos de noces invisibles
entre l’azur
et l’obscur de la terre…
*
Villes avides,
Egarées dans les sphères
de l’immédiateté ou de l’oubli,
vous êtes chères aussi
aux chercheurs d’infini et d’azur…
L’homme dans vos murs
s’égosille ou murmure sa peine,
tous ses rêves de flamme, d’astres
ou d’horizons
fichés pour toujours
dans le puits de son cœur…
*
Mais quelque part
le chant d’un enfant,
au dedans du cœur
ou dehors,
quelque part
derrière le mur voisin,
comme dans le prolongement
des joies naïves
sans lesquelles tout homme
s’égare ou se meurt en chemin…
*
Pas seulement lui,
l’enfant,
près du pas
de la porte,
mais un autre,
un autre encore
et des enchevêtrements de pas,
de rires, de bras,
de petits sauts pour attraper
un fil de laine,
un fil de soie,
un bout de lune
un bout de soi…
*
Danses des heures
et des petits pas
partout
dans la fournaise des hommes
têtus ou abattus…
Les refrains des uns
et des autres
et surtout partout
ces mouvements
pour oublier l’important…
Ou pour se souvenir
d’un sourire bleu
comme l’azur
faisant croître en nos cœurs
la grande nostalgie du futur…
*
L’important
d’une pause
o regarder
la soie de la vie
s’agrandir,
l’importance d’une rencontre…
Se voir
se revoir,
avant l’au revoir ou l’adieu…
On en garde un geste,
un regard,
un retard,
un regret,
une chance,
un halot de lumière dans les yeux…
*
Les espaces du cœur
chevauchent les déserts
sablonneux, verdoyants,
citadins,
qu’importe…
Le même refrain,
les mêmes peurs,
les mêmes ardeurs
devant ce bleu
perdu, retrouvé,
parmi les bris
du cœur…
*
Comment faire
pour ne pas oublier ?
Pour vivre seulement de cela
qui perle du cœur
comme l’azur
à toute heure,
quel que soit l’écho
des larmes
ou des bonheurs ?
Bernard Perroy, extraits de ´"Une gorgée d’azur" (à paraître)
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"un soir où le soleil d'octobre..." (éd. Sac à mots, 2005)
Sur chaque visage
La marque d’un paysage
À lire
À deviner
Lumière du dedans
Livrée au jour
L’offrande et le halo
D’une flamme intérieure
Qui monte aux lèvres
Avant tout mot
*
Te souviens-tu ?
L'odeur des premiers fruits
Tombés de l'arbre après la pluie
Le jeu des sourires
Nettoyant les visages abattus
Au-dessous de la cendre
Les mouvements du feu
Comme mille doigts
Courant sur la flûte
L'ancienne chanson
L'étoile retrouvée
L'étoile toujours neuve
L'enfance d'un pardon
*
L'aventure serait d'un bout à l'autre douloureuse
Le cœur le sait plus que les mots
Les mots bourdonnent de faux bruits
De dispersion, de cabrioles
D'exercices chorégraphiques
Soulevant ça et là des flammes dans la nuit…
Mais le cœur n'en dit mot
Il murmure du murmure de l'eau
Il ose s'endormir de fatigue
Malgré la violence du sang
Les spasmes d'agonie
Il ose espérer
S'éveiller de nouveau
Et dire à sa façon
La fraîcheur d'une envolée de passereaux
Un soir où le soleil d'octobre est encore chaud
*
Une parcelle de vérité
Tombe du nid
Graine d’or
Que la bruyère avide
Recueille sans bruit
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Bernard Perroy "un soir où le soleil d'octobre..." (éd. Sac à mots, 2005)
.
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Frère Bernard Perroy
est né Xavier Perroy à Nantes, le 14 février 1960. Après une vie mouvementée, il rencontre le Seigneur en octobre 1988 et prononce ses vœux en 1994, en devenant Frère Bernard dans la Communauté catholique des Béatitudes. Il fait la connaissance de Rachid Koraïchi à l'Abbaye Blanche, près de Mortain (Normandie), lieu d'art, de prière et d'unité. Rachid Koraïchi collabore à la vie du lieu tout en y exposant régulièrement. Les poèmes de Frère Bernard sont reçus dans de nombreuses revues (Friches,
Arpa, Laudes, 7 à dire, Hors Jeu, Feu et Lumière) et différentes anthologies ; plusieurs recueils en ont été publiés. Il collabore comme rédacteur à la revue Feu et Lumière.
BIBLIOGRAPHIE
- Une joie tremblante, Ed. du Petit Pavé, 2009
- Cœur à cœur (49 encres de Rachid Koraïchi), Ed. Al Manar, 2006
- Un soir ou le soleil d’octobre… (encre de Pascale Nouailhat), Èd. Sac à Mots, 2005
- Un souffle de clarté, Ed. Hors Jeu, 1998
- Le calice des jours, avec l’Abbaye de Meilleray, 1997 (Epuisé)
Collaboration avec Jean Mambrino, poète de la lumière, Ed. Les Cahiers Bleus, 2005
Présence en anthologies
- L’année poétique 2008, P. Delbourg, J.L. Maxence, F. Trocmé, Ed. Seghers, 2008
- Anthologie de la prière contemporaine, J.L. Maxence, Ed. Presses de la Renaissance, 2008
- 365 méditations sur les chemins de Compostelle, Yvon BoÎlle et Luc Adrian, Ed. Presse de la Renaissance, 2006
- Mur aux poèmes, “des mots pour la paix”, Maison de la Poésie Nord - Pas-de-Calais, 2006
- Vous avez dit “Poésie”?, Èd. Sac à mots. 2003
- “Trio poétique”, Tome 7 (avec G. Marques et B. Gaudy), Ed. Les Amis de Thalie, 2003
- Avec toutes mes excuses, Ed. Médiaspaul, 2003
- Sur la page où naissent les mondes, de Christian Bulting, Ed. ACL-Crocus, 80 poètes de Loire-Atlantique, 1989
Présence en revues
Arpa, Friches, 7 à dire, Laudes, Hors Jeu, Les Amis de Thalie…
Chez l’auteur
- Car tout ne fait que commencer, 1989
- Pour toute demeure, 1998
- Le printemps de Job, 2000
A paraître
- Carnets du bocage, en collaboration avec la peintre Pascale Nouailhat
- En tout lieu…
.
Voir aussi d'autres poèmes dans "Index des auteurs " ICI
http://www.editmanar.com/auteurs/Coeur%20a%20coeur.htm
Un grand merci à monsieur Perroy
25 février 2009
Bernard Perroy
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à Josyane De Jesus-Bergey
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L’ombre de tes peines
s’efface avec l’étoile
ou les danses ineffables du vent…
Ton attente ne se dévoile pas forcément
qui a sans doute affaire certains soirs
avec le reflet argenté des pierres…
Elle se laisse déchiffrer
dans la gerbe de tes gestes fraternels,
dans la lune entrouverte de ton sourire…
Outre l’attente,
s’éprendre de toute façon
d’un grand amour pour la vie,
comme une passion
à la fois domestique et sauvage…
Bernard Perroy
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Retrouvez Bernard Perroy ainsi que Rachid Koraïchi qui a illustré le recueil



























































































