31 juillet 2009
Anick Roschi
Hommage à Aung San Suu Kyi :
Orchidée
Au siège des Rois
Une orchidée
Danse sa nuit
Dans la rue tintent les voix
Du coucou,de la grue et
Du paon
La harpe d'émoi
Travestit
La chèvre, la vache, le cheval et
L'éléphant
Au bestiaire des Rois
Une orchidée
Se languit
Du jour.
Anick Roschi - Juillet 09
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Homage to Aung San Suu Kyi :
Orchid
At the seat of the Kings
An orchid
Dances its night
In the street the voices
Of the cuckoo of the crane and the peacock
Are tinkling
Charged with émotion
The harp disguises the goat, the cow, the horse
And the elephant
At the bestiary of the Kings
An orchid
Languishes the day.
Anick Roschi July 09
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Homenaje a Aung San Suu Kyi:
Orquídea
A la sede de los Reyes
Una orquídea
Baila su noche
En la calle resuenan las voces
Del cuclillo de la grúa y del
Pavo real
El arpa emocionada
Disfraza
La cabra, la vaca, el caballo y el
Elefante
En el bestiario de los Reyes
Una orquídea
Languidece
El dia.
Anick Roschi Julio 09
Anick Roschi, né à St
Julien-en-Genevois en Haute Savoie, possède la double nationalité
Suisse et Française. Après des études secondaires commencées en France
, il s'inscrit à l'école d'Ingénieur de Genève et obtient un diplôme de
physique appliquée . Très vite il met fin à son parcours scientifique ,
abandonne une formation complémentaire entreprise à Paris pour des
voyages dans plusieurs pays Europe , d' Afrique du Nord , du
Moyen-Orient . A son retour il entreprend une formation d'animateur
socioculturel à l'institut genevois d'études sociales et travaille
pendant de nombreuses années pour les enfants des quartiers
périphériques de la ville. Parallèlement à son investissement
professionnel, il présente sa poésie à plusieurs concours
internationaux dont le Fiele Filiochta en Irlande qui lui attribue un
premier prix. Ses poèmes sont publiés dans plusieurs anthologies en
Belgique, Espagne et Italie .
http://www.culturactif.ch/ecrivains/roschi.htm
27 juillet 2009
BOUTS DE VIES, BOUTS DE RÊVES par Hamid BENAMRA
Un film sur l'artiste Mustapha Boutadjine
Hamid Benamra ICI26 juillet 2009
Le soleil mexicain
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Réalisation en papier maché par Sylvie Baron et les enfants du Centre Aéré
12 juillet 2009
Miroir pour l'arbre
Acrylique sur craft, 110x110cm
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Acrylique sur craft, 100x58.5 cm
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Acrylique sur craft, 97x79cm
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Acrylique sur craft, 97x59 cm
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Acrylique sur craft, 98x79cm
« En écho » au Tarmac : Kateb Yacine, un « boxeur » sur scène
En écho au spectacle québécois « Le Boxeur », actuellement visible au théâtre du Tarmac, à La Vilette à Paris, rencontre « en écho » avec Yahia Belaskri, romancier et journaliste algérien, autour de l'oeuvre de Kateb Yacine « poète comme un boxeur ». Débat animé par Bernard Magnier et enregistrée le 2 juin au Tarmac.
Rue89 est partenaire de ces soirées « en écho », et offre à ceux qui ne peuvent pas y aller ou qui n'habitent pas Paris, un extrait de cet entretien (voir la vidéo ci-dessous).
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http://www.rue89.com/2009/06/03/en-echo-au-tarmac-kateb-yacine-un-boxeur-sur-scene
11 juillet 2009
Idir
08 juillet 2009
SLIMANE À L’ŒUVRE ou “ L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ”
Slimane Ould Mohand
La mama d'Alger
Technique mixte sur toile, 150 x 150 cm
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SLIMANE À L’ŒUVRE
ou “ L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ”
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Le blanc, la couleur
Il dit qu’il en a assez de la couleur, qu’il en est saturé, lui, le coloriste dont beaucoup apprécient les peintures justement parce qu’elles sont très colorées. Il n’aime pas la routine, les choses que l’on fait machinalement, par habitude. Il aime le changement, la surprise. C’est pour cela qu’il ne tient jamais en place. Il faut que ça bouge. Dans la vie de tous les jours, comme dans sa tête et dans ses peintures et dessins. Il est intarissable quand il parle, infatigable et prolifique quand il peint. Il est toujours à la recherche de nouveaux supports, de nouvelles matières. Il veut tout embrasser en même temps, les techniques, les matériaux, les vieux objets, l’odeur du thé à la menthe et la femme à qui il offre spontanément une tasse de thé sans se demander si oui ou non elle aime ça. Il dit qu’il en a assez de la couleur, alors ses dernières peintures sont blanches. Mais pas complètement. La couleur est encore là. Des bleus, des ocres, des rouges, des jaunes… Il ne peut pas se débarrasser si facilement de toutes ces couleurs après tant d’années de vie commune. Il les aime trop, jusqu’aux sonorités de leurs noms : bleu de cobalt, vert émeraude, rouge cadmium, bleu outremer, jaune citron, terre d’ombre brûlée, alizarine… Le zinzolin le rend zinzin. Blanc de titane, de zinc, d’argent, de plomb, de chaux, blanc mat, laiteux, brillant, blanc crème, cassé, ivoire, écru, immaculé, éclatant… Tous les blancs du monde, pas même les “ blanc de blanc ”, n’y feront rien pour l’abandon de la couleur. Les bocaux de pigments de couleurs naturelles et artificielles sont toujours là dans l’atelier à lui faire des clins d’œil. Comment ne pas succomber au plaisir jouissif de broyer ces pigments dans les blancs d’œufs que lui met de côté son pizzaïolo? Après avoir brossé ses toiles de couleurs vives comme à son habitude, voilà qu’il éprouve le besoin d’en recouvrir certaines parties d’un voile blanc. Cependant, il ne s’agit pas là d’un effacement dû à un repentir (les formes et les matières sont toujours là, et même encore plus fortement présentes), mais plutôt d’une envie de blanc qui viendrait d’un profond désir de changement, d’une volonté d’échapper à une certaine emprise de la couleur. Une façon, en somme, d’affirmer sa souveraineté intérieure, sa liberté de choix de peintre par rapport aussi à ce que l’on pourrait appeler une forme de dictature de la demande extérieure.
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Slimane Ould Mohand
Technique mixte sur toile, 150 x 150 cm
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Slimane Ould Mohand
Technique mixte sur toile, 150 x 150 cm
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Le voile, la voile
Il suffit de peu pour que la toile blanche se transforme en voile… L’espace de la toile est une scène de théâtre où le peintre joue seul et où tout peut arriver à tout moment. Partant de rien, il ne sait jamais où il va. Le peintre est un clown sans public qui tient parfois du magicien. Quand il a fini son numéro, il se retire sur la pointe des pieds. C’est alors que le public entre et découvre, émerveillé, ses facéties tragi-comiques, ses prouesses, ses enfantillages, ses masques colorés qui dissimulent mal ses pleurs sous les rires tonitruants qu’il a laissés derrière lui. Ses dernières peintures sont blanches. Il avait besoin de blanc. comme tout à coup on peut avoir besoin de voir la mer. Le blanc est venu comme un coup de vent rafraichissant, un embrun qui vous éclabousse de son crachin bienfaisant, une caravelle blanche qui vous emmène au loin et vous fait découvrir le monde différemment à travers ses voiles translucides. Tantôt la lumière inonde toute chose jusqu’à l’effacement, tantôt elle révèle les choses, les sort peu à peu de l’anéantissement où elles étaient plongées, y portant comme un coup de projecteur dont l’intensité pour un peu les ferait s’évanouir de nouveau. Tout est question d’équilibre. les choses du monde vivant sont si fragiles et le fil qui nous relie à elles est si ténu. Comme le fil d’Ariane du souvenir qui conduit rétrospectivement au kaléidoscope de l’adolescence et de l’enfance. Le voile blanc au féminin dont il est question ici, que Slimane ressasse de toile en toile avec autant d’insistance, vient tout droit de l’enfance. Loin d’être le symbole d’un enfermement ou d’une exclusion machiste ou religieuse, il était au contraire, en son temps, un fin stratagème pour la femme qui pouvait ainsi se déplacer en toute liberté et, pour l’homme, le lieu de tous les fantasmes. L’enfant, caché sous le voile de sa mère, sa sœur, sa tante ou la voisine, serrant de ses petits bras leurs jambes bien charnues, humant le cocktail de leurs parfums et odeurs intimes, découvrait ainsi ses premiers émois. “ Luxe, calme et volupté ”. Luxe rare, calme éphémère puisqu’il est vite chassé du jardin d’eden dès sa circoncision, volupté qui le poursuit toute sa vie d’homme au cours de laquelle il cherche en vain à retrouver dans chaque femme la mère, la sœur, la tante ou la voisine… Quand on sait que ce voile blanc traditionnel tend de nos jours à disparaître au profit du voile noir d’importation, à forte connotation religieuse, castrateur quant à lui, on comprend mieux pourquoi le peintre s’y accroche comme à une bouée de sauvetage, et pourquoi ses toiles sont peuplées de femmes aux “ haïks ” aux visages en partie dissimulés par des “ n’guavs ” triangulaires qui mettent en valeur leurs yeux si expressifs. Qui ne voudrait embarquer, s’enfouir, dans le voilier d’un “ haïk ” comme dans le poème de Michaux :
Emportez-moi dans une caravelle,
Dans une vieille et douce caravelle,
Dans l’étrave, ou si l’on veut, dans l’écume,
Et perdez-moi, au loin, au loin.
(…)
Emportez-moi sans me briser, dans les baisers,
Dans les poitrines qui se soulèvent et respirent,
Sur les tapis des paumes et leur sourire,
Dans les corridors des os longs et des articulations.
Emportez-moi, ou plutôt enfouissez-moi.
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Slimane Ould Mohand
L'Arche
Technique mixte sur toile, 100 x 100 cm
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Slimane Ould Mohand
Le bled où je me ressource, 2009
Technique mixte sur toile, 100 x 100 cm
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Les matières du monde
Lors de son récent voyage en Algérie, il dit avoir ramené de la terre rouge de Maison Blanche (Dar el-Beïda). Maison Blanche, c’est là où se trouve l’aéroport d’Alger. C’est aussi le titre d’une chanson de Cheikh el-Hasnaoui à la vie tourmentée qu’il aime écouter de temps à autre. Il dit aussi que ses amis lui rapportent souvent de la terre des quatre coins du monde. Ainsi, certaines de ses toiles contiennent de la terre de Central Park, du Brésil, de Birkhadem, de la Guadeloupe, de la Kabylie, du Cap de Bonne Espérance… Au retour de son dernier voyage, il dit avoir voulu sauver une fourmi d’Algérie en la ramenant en France clandestinement dans ses bagages. Il l’a mise dans une boîte avec du sucre mais, en arrivant à Marseille, il a voulu la gaver et elle en est morte. Ses toiles sont faites de toutes les matières du monde. Des matières les plus triviales : de la paille, du sable, des capsules de bouteilles, des boîtes de tabac à chiquer, des pinces à linge, du fil de fer rouillé, des bouts de cartons, de la poudre de marbre, des petits carrés de bois en mosaïque, de la colle à carrelage, du papier mâché, des napperons de grand-mère, des épices, de la poussière de charbon, du henné, de la ficelle, de la rouille, de petits “ paquets-cadeaux ”… – et beaucoup d’amour, dit-il, en riant. Ses dessins et peintures sont de vrais souks. On y trouve une accumulation d’objets hétéroclites et d’animaux domestiques : des chaises, des théières, des bouteilles, des poteries, des cruches, des “ ikoufanes ”, des palmiers, des poissons, des antennes de télés, des moulins à café, des moulins à grains, du linge, des volutes, des graffiti, des frises, des arabesques, des lettres tifinagh, des toupies, des lance-pierres, des instruments de musique, des cages ouvertes et des oiseaux à côté, Minouchka la chatte à trois pattes, la chienne Nougatine, Japer le poisson noir, des parapluies, des arcades, un carrosse rose, des “ chkoun-hada ”... Tout cela peut sembler surréaliste. Mais il n’en est rien. Il en est ainsi au bled où l’on aime les accumulations insolites, les associations improbables, les mariages contrastés, les histoires à peine croyables. L’une de ses peintures a pour titre “ Le bled où je me ressource ”. Son inspiration lui vient en effet du Pays, de ce qu’il en a emmagasiné. De ces réserves accumulées, il faut croire qu’elles sont inépuisables, puisqu’il n’est jamais à court d’inspiration. Mais quand le mal du Pays se fait trop pesant, il y retourne, et c’est reparti pour un tour ! Certaines de ses toiles peintes sont déroulées tels des tapis dans son jardin. Il aime les exposer ainsi aux intempéries, aux fientes des oiseaux, aux moisissures, aux grignotages des insectes, aux marques de chutes de fruits mûrs, aux traces de pas des visiteurs. Ainsi, elles sont fécondées, fertilisées au hasard des manifestations de la vie quotidienne, “ travaillées ” par la nature. Dérision, démystification du travail trop sacralisé du peintre. Questionnement ludique aussi de l’enfant caché en lui, curieux de savoir ce que cela va devenir.
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Slimane Ould Mohand
Visiblement on est invisible
Technique mixte sur toile, 100 x 100 cm
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Slimane Ould Mohand
Rouge des neiges
Technique mixte sur toile, 100 x 100 cm
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Slimane Ould Mohand
Double vision
Technique mixte sur toile, 100 x 100 cm
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L’enfance, matière vivante
L’homme est doué de ce formidable outil qu’est la mémoire. C’est une véritable machine à remonter le temps. Grâce à elle, il peut à tout moment retourner en enfance. Il lui suffit de s’installer confortablement au fond du voilier de la pensée et de se laisser aller au fil de l’eau du souvenir. Pour cela, la musique peut jouer un rôle de “ madeleine de Proust ”. on sait que le cerveau enregistre tout, et “ l’oubli, nous dit le père Hugo, n’est autre chose qu’un palimpseste. Qu’un accident survienne, et tous les effacements revivent dans les interlignes de la mémoire étonnée ”. Seulement voilà, on ne peut embrasser d’un coup toute son enfance. Elle vous revient par petits bouts plus ou moins nets, et certains sont comme entrevus au travers d’un voile diaphane. Soleil et nuages, pluie et brouillard, poussière et verdure, sable et neige. Terre ! Terre ! Se vautrer dans la terre et soulever un nuage de poussière, les ânes aiment cela. Les enfants aussi, qui adorent taquiner les ânes, les entendre braire en signe de protestation, les voir ruer dans tous les sens pour se défendre. Chahuts, bruits délicieux de l’enfance, cris des animaux (les coqs, les poules, les vaches), tintamarre d’une vieille casserole que l’on traîne sur les pavés quand elle n’est pas attachée à la queue du chat qui détale, effrayé. Remontrances des adultes. Manifestations sonores des petits métiers du quartier aujourd’hui disparus pour la majorité d’entre eux. Le village de l’enfance est un lieu vivant, animé, voire joyeux, malgré cet autre bruit de fond, indésirable, hautement polluant, celui de la guerre qui gronde et qui fait des ravages. Le peintre a l’hypersensibilité d’un sismographe. Il enregistre tout, les sons, les couleurs, les matières, les objets, les visages, les émotions. Et si, plus tard, il lui arrive de restituer tout cela dans sa peinture, ce n’est jamais à la manière d’un photographe. Il le fait au travers du prisme déformant de sa propre sensibilité pétrie de toute l’expérience de son vécu. La précision, il n’en a cure. Il sait que la vérité absolue n’existe pas. Tel souvenir d’enfance lui paraît flou ? Qu’à cela ne tienne, sa peinture le sera aussi, et sans doute même exagérément. Car seul compte à ses yeux l’acte de peindre dans l’instant, celui d’inventer un monde, son monde qui ne colle jamais vraiment à la réalité, et d’ailleurs la réalité non plus n’existe pas, puisqu’elle n’est jamais qu’un fantasme de plus. De ce fait, un peintre, même le plus figuratif, quand bien même il le désire de toutes ses forces, ne peut jamais être tout à fait réaliste. Tout au plus arrive-t-il à rendre une infime partie de la réalité extérieure dont il s’est nourri, mêlée à sa propre réalité intérieure. Comme pour le café, c’est ce mélange subtil qui donne un résultat original et plus ou moins corsé. Et c’est justement cela qui est intéressant, cette singularité qui est la sienne et qui nous est donnée dans son travail – qu’il n’ose d’ailleurs pas appeler ainsi car, même s’il lui arrive parfois de peiner à la tâche, il a plutôt l’impression de s’amuser. Le bonheur de peindre se confond avec les petits plaisirs des jeux de l’enfance. Dans un de ses poèmes célèbres des “ Fleurs du mal ”, Baudelaire évoque avec nostalgie des images heureuses de son enfance :
… le vert paradis des amours enfantines,
L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?
Ce bonheur-là appartient hélas définitivement à un autre espace et un autre temps que seuls le rêve et l’écriture poétique (ou la peinture) ont encore la chance de raviver et reconstruire de manière fugitive et fragmentaire. C’est ce qu’inlassablement tente de faire le peintre : retrouver le
paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le cœur se noie !
Quand on est en présence des peintures de Slimane, on ressent comme une jubilation communicative qui porte à croire que le peintre réussit vraiment à nous restituer une part de ce voluptueux paradis perdu de l’enfance ludique et insouciante dont chacun de nous porte l’empreinte nostalgique.
Hamid TIBOUCHI
Mai 2009
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Slimane Ould Mohand
Les quatre saisons de l'hiver
Technique mixte sur toile, 167 x 176 cm
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Slimane Ould Mohand
La maison des rêves
Technique mixte sur toile, 150 x 150 cm
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Slimane Ould Mohand
Boire ou conduire
Technique mixte sur toile, 150 x 150 cm
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Slimane Ould Mohand
Visiblement on est dans le brouillard
Technique mixte sur toile, 150 x 150 cm
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Slimane Ould Mohand
Les jumelles
Technique mixte sur toile, 160 x 170 cm
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Slimane Ould Mohand
Un grand dessin à la plume, 80 x 75 cm
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Les photographies des œuvres de Slimane sont de Eric CHAUVET.
Hamid TIBOUCHI : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamid_Tibouchi
SLIMANE : http://www.slimane-ouldmohand.name/galerie.htm
06 juillet 2009
Fut une époque où je séchais sur la corde. C'est ce que m'ont dit mes parents.
(Un clic sur l'image pour + de photos.)
Y'EN A MARRE
A Kamel
05 juillet 2009
Nervures
Acrylique sur craft, 97x79cm





















































































































