LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

18 juin 2009

Quatre artistes plasticiens et un poète à la Citadelle du Château d'Oléron

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La preuve par quatre

 

Marie-Joëlle DE BROQUA

Sophie PILLETTE

Alain TREHARD

Yannick VEILLON

 

 

vous invitent à la Citadelle (salle xxx) de Château d’Oléron du 12 au 28 juin (heures d’ouverture)

 

Quatre artistes regroupés en carré d’imaginaire créateur d’une citadelle d’harmonie et de lumière!

 

Ou

 

L’un ploie le fer et l’habille de transparence, l’autre agence le monde en un parcellaire d’imaginaire, l’une comble les failles de l’espace en aube de tesselles, l’autre déchire le métal et l’habite nuée d’éclats.

 

Ou

 

 

L’art en 4 par 4 Charentais-maritime qui habillent le feu, l’eau, la terre et l’air de formes créatives et déclinent leurs liens sous forme de carré.
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Détroussé.

 

 

 

Parti de rien sous la poussée des lignes des couleurs venues en fulgurance adoptées, rejetées, repoussées, aimées. Dans ce ballant des images… Rejeter ? Non ne pas rejeter laisser, laisser la sève monter. Repousser ? non laisser, laisser le temps aux images de se faire et se défaire d’elles-mêmes dans leur rythme arythmique, dans leur harmonie dépeuplée. Adoption de l’épure et puis pulsions, épiphanies successives, jusqu’à la déformation finale. Détroussée ! Quel chemin d’amour !

 

 

La hache hallucinée sur le métal, et puis la caresse de la cire au velours des cicatrices. Tout est là de cette révolte et de cette inclinaison sobre. Non pas soumission. Surtout pas.

 

A l’étoupe, à la filasse, à la gaze, ou au sisal des sacheries usées, râpées les sentiments de l’extrême ce souffle de soi venu d’un au revoir aux abysses.

 

 

Une force déchaînée tellurique et tellement humaine. Au fond de la caverne, la lumière agite des ombres, caméra d’intuition. Figer, fixer le rythme de la vie au lavement des ombres. Fond de l’œil détroussé.

 

 

Le sombre encore le sombre et des amas de couleurs ou des aplats de transparence. Le métal encore et le bois toujours soubassement de tout. Et des superstructures aériennes figées mais aériennes, aériennes. Habits d’indécence et nudités chastes.

 

On aimerait que le monde apaise sa turbulence mais l’ange veille de son aile altière et le cœur, le cœur rougeoie presque safran. Face d’homme au heaume parfait croix des yeux et du nez, parfaite orthogonie. L’Homme. L’Ange. Rêve du fond des âges. Parfaite imperfection !

 

Les cartes, les points cardinaux, les vents, les saisons s’étiolent jusqu’au moment où elles apparaissent et pour se sublimer demain, ou demain ou demain. Il faut de la patience à l’œuvre pour être.

 

 

Etre, est-ce possible ? La voix d’enfant du rêve d’homme, de la chimère ailée, répond, je suis là.

 

Texte dédié à Alain TREHARD

Jacques CHARCOSSET

 

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