30 mai 2009
Centres de rétention : Français – étrangers : enfin égaux devant la réduction des droits
Demain, la rétention des étrangers
envoyé par cetaitpiredemain - L'info video en direct.
La réforme de la rétention, engagée par le ministère de
l’Immigration et qui sera effective le 2 juin prochain, va non
seulement réduire les moyens de défense des étrangers retenus mais
aussi priver chaque citoyen de son droit de regard dans ces lieux
d’humiliation.
Au mois d’août 2008, le ministère de
l’Immigration a, coup sur coup, publié un décret et un appel d’offres
visant à modifier en profondeur l’intervention associative dans les
centres de rétention. Désormais cette mission, exercée jusque là au
niveau national, est éclatée en huit « lots » et partagée par six «
prestataires ».
Ce morcellement géographique, en
supprimant toute possibilité de vision globale pour la société civile,
porte atteinte à son droit de savoir et de réagir. De plus, la mise
en concurrence d’associations dont les principes de défense des droits
des étrangers et du devoir de témoignage s’opposent parfois
radicalement, ainsi que la dépendance financière des associations,
risquent de diminuer davantage la vigilance citoyenne.
Mais le
plus préoccupant reste encore la transformation de la mission d’aide à
l’exercice des droits des étrangers en simple mission d’information.
Dès lors, on peut se demander pourquoi la présence d’un véritable
contre-pouvoir dans ces zones sensibles, dont le rôle et l’intérêt ont
été admis par l’ensemble des gouvernements depuis vingt-cinq ans, est
remise en cause si ce n’est pour atteindre plus facilement des
objectifs chiffrés.
Tous les citoyens sont invités à participer aux rassemblements prévus le 2 juin :
Infos et pétition sur : http://www.cetaitpiredemain.org
28 mai 2009
Anick Roschi
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Clandestines
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Dans le repli
D'une vague argentée
De jeunes corps
S'échouent
Rêves
Passeurs d'écume
Entre vos continents
La mer
A ses remous
Au-delà
De ses nouvelles frontières
Clandestines
La mer
A de funestes
Rendez-vous.
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Anick Roschi 16.05.09
Anick Roschi, né à St Julien-en-Genevois en Haute Savoie, possède la double nationalité Suisse et Française. Après des études secondaires commencées en France , il s'inscrit à l'école d'Ingénieur de Genève et obtient un diplôme de physique appliquée . Très vite il met fin à son parcours scientifique , abandonne une formation complémentaire entreprise à Paris pour des voyages dans plusieurs pays Europe , d' Afrique du Nord , du Moyen-Orient . A son retour il entreprend une formation d'animateur socioculturel à l'institut genevois d'études sociales et travaille pendant de nombreuses années pour les enfants des quartiers périphériques de la ville. Parallèlement à son investissement professionnel, il présente sa poésie à plusieurs concours internationaux dont le Fiele Filiochta en Irlande qui lui attribue un premier prix. Ses poèmes sont publiés dans plusieurs anthologies en Belgique, Espagne et Italie .
27 mai 2009
Hommage à la mémoire de Tahar Djaout, mon père - Par Nadia Djaout
Le 26 mai 1993, Tahar Djaout a été victime d’un lâche attentat terroriste. Il succombera à ses blessures le 2 juin 1993 à l’hôpital de Baïnem. Il était journaliste, poète, écrivain et l’un des fondateurs du journal Ruptures. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Solstice barbelé (poèmes), l’Arche à vau-l’eau (poèmes), l’Exproprié (roman), l’Oiseau minéral (poèmes), l’Étreinte du sablier (poèmes), les Rets de l’oiseleur (nouvelles), Chercheurs d’os (roman), l’Invention du désert (roman), les Vigiles (roman) et Dernier Été de la raison (roman). C’était un humaniste modeste, il avait une gentillesse sans limite et il était d’une extraordinaire honnêteté ; il a toujours défendu ses idées car il croyait en une Algérie moderne et démocratique.
Cela fait déjà seize ans que tu nous as quittés à jamais ; en
évoquant le souvenir des moments agréables que le temps n’arrivera
jamais à effacer. Un jour, alors que tu étais à la maison en train
d’écrire, je t’ai demandé ce que tu faisais, tu m’as répondu que tu
écrivais un roman, que tu appelleras soit Kenza, soit les Trois frères
; et aussi quand tu nous emmenais à ton travail et tu essayais de nous
expliquer le monde de la presse et comment fonctionne un journal et
bien d’autres souvenirs. Sois sûr que jamais on n’oubliera les moments
qu’on a partagés. Même si tu nous a quittés trop vite et d’une mort
violente, ton image restera gravée à jamais dans nos cœurs et nos
esprits. Tu resteras pour nous un symbole de courage et de fierté car
tu étais l’un des hommes que l’Algérie ne pourra pas remplacer si
facilement. Ce qui nous manquera le plus, c’est ton amour, ton
affection et la protection d’un père car tu étais notre espoir et notre
courage, et c’est vraiment dur sans toi. Mais on est fiers d’avoir un
mari et papa qui a défendu ses idées car tu voulais apporter quelque
chose de durable pour ton pays. Tu es une grande perte pour l’Algérie
et pour la culture ; lire et traduire Tahar Djaout est le meilleur
hommage que nous puissions te consacrer. Que ton repos soit aussi doux
que fut ton cœur.
Nadia Djaout
Journal: Liberté
Edition: 05/27/2009
Source http://www.kabyle.com/hommage-la-memoire-de-tahar-djaout-mon-pere-par-nadia-djaout-2557-270509
Pour lire quelques poèmes et extraits de Tahar Djaout cliquez en haut à droite dans Catégories "Index des auteurs"
25 mai 2009
Exposition d'Aksouh
du 4 au 18 juin 2009
vernissage
jeudi 4 juin
de 18h30 à 21h00
éditions L. Mauguin
poésie contemporaine
éditions - expositions - librairie - bibliothèque
1, rue des Fossés-St-Jacques 75005 Paris
tél : 00 33 1 40 51 71 54
editionlmauguin@orange.fr
http://www.editionslmauguin.com/Evenements
Quelques œuvres D'Aksouh ICI
Le film d' Hamid Benamra Là
24 mai 2009
Bernard Perroy
à Serge Wellens
Chants d’ici et d’ailleurs
à la faveur d’un brin d’humeur
ou de sentiment…
Et les heures s’enfilent
de la plus haute à la plus basse branche
puisque c’est dans ce sens
qu’il convient de marcher en chantant
pour débusquer la racine des choses,
toute lumière d’amour et de feu,
toute pépite de vie,
que ce soit dans l’épine
ou la rose…
Bernard Perroy
23 mai 2009
Acrylique sur feuille de papier cartonné, 60,5 x 50,5
21 mai 2009
Adama Dramé
Adama Dramé est né à Nouna au Burkina-Faso en 1954, dans une famille de musiciens et de conteurs, gardiens de la tradition qu'on appelle en français 'Griot'. De culture malinké, il devient professionnel à l'âge de douze ans grâce à son père (Jéli, de père en fils).Virtuose du Djembé, Adama Dramé revendique son identité africaine et sa fidélité à la tradition, à travers ses musiques, ses rythmes, ses compositions et ses improvisations.Griot d'aujourd'hui, Adama Dramé a su communiquer cet amour de la tradition et de l'Afrique sur les scènes du monde entier. Depuis 1979, il promène son tambour dans de nombreux festivals essentiellement en Europe et en Amérique du Nord sans oublier l'Afrique. L'Afrique qui reste sa seule véritable demeure et celle de sa famille. L'Afrique, inépuisable source de son inspiration.
20 mai 2009
Fidélité
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Les phalènes
Sont folles
Qui voltent et qui volent
A perdre haleine,
Qui volent et se collent
Sur la lampe à pétrole...
Ces phalènes sont folles.
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Et le vent est dément
Qui sait un chant
Un chant touchant;
Qui sait un chant touchant
Qu'il siffle sur deux temps
Et le souffle en sifflant
Aux feuilles doucement...
Le vent est bien dément.
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Mais le poisson
Lui qu'est-il donc
Est-il fou est-il sage
Qui naît et nage
Qui file gaiement
Qui file et va
qui va et s'ébat
qui s'ébat bêtement
Dans l'eau qui le cuira ?
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Moi suis-je fou
Qui crois à tout
Qui crois en toi
Moi qui crois tout en toi ?
Mais suis-je fou
Moi qui écoute tout
Qui écoute ta voix
Moi qui t'écoute
Qui t'écoute toute ?
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Les phalènes sont folles
Et le vent est dément...
Mais le poisson et moi
Sommes-nous fous vraiment ?
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Birago Diop
Leurres et Lueurs
Présence Africaine
Poésie
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Birago Diop est né en 1906 à Ouakam, un quartier de Dakar au Sénégal. Il est décédé en 1989 à Dakar. Birago Diop était vétérinaire, il a également occupé un poste d'ambassadeur à Tunis. Il est l'auteur des célèbres Contes d'Amadou Koumba, publiés aux Editions Présence Africaine, où le merveilleux et le réel sont intimement liés. Les poèmes les plus modernes et les plus profondément africains de Leurres et lueurs ont été inspirés par des contes. Poésie, conte, théâtre telle est la diversité et aussi la richesse de l'oeuvre de Birago Diap, qui ne s'est pas outre mesure préoccupé de distinction ni de classification des genres littéraires.
Le poème SOUFFLES ICI
18 mai 2009
De Hamid Tibouchi à Bernard Perroy

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Un clic sur l'image pour l'agrandir
17 mai 2009
ANNA GREKI
Avec la rage au cœur
Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur
C'est ma manière d'avoir du cœur à revendre
C'est ma manière d'avoir raison des douleurs
C'est ma manière de faire flamber des cendres
A force de coups de cœur à force de rage
La seule façon loyale qui me ménage
Une route réfléchie au bord du naufrage
Avec son pesant d'or de joie et de détresse
Ces lèvres de ta bouche ma double richesse
A fond de cale à fleur de peau à l'abordage
Ma science se déroule comme des cordages
Judicieux où l'acier brûle ces méduses
Secrètes que j'ai draguées au fin fond du large
Là où le ciel aigu coupe au rasoir la terre
Là où les hommes nus n'ont plus besoin d'excuses
Pour rire déployés sous un ciel tortionnaire
Ils m'ont dit des paroles à rentrer sous terre
Mais je n'en tairai rien car il y a mieux à faire
Que de fermer les yeux quand on ouvre son ventre
Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur
Avec la rage au cœur aimer comme on se bat
Je suis impitoyable comme un cerveau neuf
Qui sait se satisfaire de ses certitudes
Dans la main que je prends je ne vois que la main
Dont la poignée ne vaut pas plus cher que la mienne
C'est bien suffisant pour que j'en aie gratitude
De quel droit exiger par exemple du jasmin
Qu'il soit plus que parfum étoile plus que fleur
De quel droit exiger que le corps qui m'étreint
Plante en moi sa douceur à jamais à jamais
Et que je te sois chère parce que je t'aimais
Plus souvent qu'a mon tour parce que je suis jeune
Je jette l'ancre dans ma mémoire et j'ai peur
Quand de mes amis l'ombre me descend au cœur
Quand de mes amis absents je vois le visage
Qui s'ouvre à la place de mes yeux - je suis jeune
Ce qui n'est pas une excuse mais un devoir
Exigeant un devoir poignant à ne pas croire
Qu'il fasse si doux ce soir au bord de la plage
Prise au défaut de ton épaule - à ne pas croire...
Dressée comme un roseau dans ma langue les cris
De mes amis coupent la quiétude meurtrie
Pour toujours - dans ma langue et dans tous les replis
De la nuit luisante - je ne sais plus aimer
Qu'avec cette plaie au cœur qu'avec cette plaie
Dans ma mémoire rassemblée comme un filet
Grenade désamorcée la nuit lourde roule
Sous ses lauriers-roses là où la mer fermente
Avec des odeurs de goudron chaud dans la houle
Je pense aux amis morts sans qu'on les ait aimés
Eux que l'on a jugés avant de les entendre
Je pense aux amis qui furent assassinés
A cause de l'amour qu'ils savaient prodiguer
Je ne sais plus aimer qu'avec la rage au cœur
A la saignée des bras les oiseaux viennent boire
ANNA GREKI
poèmes algériens espoir et parole recueillis par Denise Barrat
Pour en savoir plus sur Anna Greki, lisez l'article de Abdelmadjid Kaouah. Profitez en aussi pour visiter son site enrichissant. C'est ICI
Né le 25 décembre 1954 à Aïn-Taya, près d'Alger, Abdelmadjid Kaouah consacre son mémoire de Maîtrise de Lettres modernes à la poésie algérienne de langue française. Ses poèmes sont publiés par les revues “Alif” (Tunis), “Europe” et aux "Éditions du Stencil" (Alger).
Après l'assassinat en 1993 de ses compagnons Tahar Djaout et Youcef Sebti, Abdelmadjid Kaouah s'exile dans la région deToulouse à Cugnaux. Chroniqueur littéraire, il est correspondant permanent du “ Quotidien d'Oran", du “Soir d’Alger” (Algérie) et d’”Alfa” (Montréal). Il participe à de nombreuses émissions culturelles et anime le CRIDLA (Cercle de Recherches, d’Initiatives et de Documentation des Lettres Algériennes et Maghrébines de langue française).



























































































