30 avril 2009
Stig Dagerman
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier
Étoile filante de la jeune littérature suédoise des années quarante, auteur de «L’enfant brûlé » ou du « Condamné à mort », Stig Dagerman a 30 ans quand il rédige à la première personne les douze pages de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (Armel Roussel).
" Stig Dagerman ou l'innocence préservée" de Georges Ueberschlag
Le Suédois Stig Dagerman a mené un dur combat contre lui-même pour se délivrer de ses obsessions. Biographie d'un "vaincu de la vie" courageux.
Dans une courte nouvelle d'inspiration autobiographique, Stig Dagerman rêvait d'un lieu où les hommes pouvaient "vivre à la fois une vie hors nature et mourir de mort naturelle".
Une existence accomplie, engagée, créatrice, libératrice, en sorte. Il
y avait tant de choses à faire pour ce jeune écrivain anarchiste, ce "politicien de l'impossible",
comme il se définissait lui-même. Davantage idéaliste qu'activiste,
Dagerman voulait mettre un peu de justice et d'équilibre dans ce bas
monde, lui qui rendait l'État responsable de la névrose du peuple et
qui attribuait à l'écrivain "le rôle modeste du ver de terre dans l 'humus culturel."
Cette vie extraordinaire, au sens où il l'entendait, porteuse de
lumière et d'espoir, cet enfant prodige des lettres suédoises ne l'a
guère connue de son vivant. La mort naturelle, non plus, du reste,
puisque Dagerman se suicida dans son garage, au volant de sa voiture,
asphyxié par les gaz d'échappement, à l'âge de trente et un ans.
Pareil à ces jeunes fous qui ont brûlé rapidement leur vie (Kleist,
Rimbaud, Sá-Carneiro...) sa production littéraire fut d'une incroyable
fécondité. À 22 ans, il écrit son premier roman, Le Serpent. Suivront trois autres (L'Ile des condamnés, L'Enfant brûlé et Ennuis de noce),
un recueil de nouvelles, des pièces de théâtre1, des scénarios de
films, des poèmes satiriques, des reportages, et une kyrielle
d'articles, de critiques, le tout entre 1945 et 1949.
Puis une
longue période de silence, -la peur de décevoir, la faillite de ses
convictions, muées en une détresse inhibitive- jusqu'à sa mort en 1954. [...]
Lire la suite de l'article sur LE MATRICULE DES ANGES
http://remue.net/spip.php?article300
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stig_Dagerman
27 avril 2009
Mémoire du vent
Laisse dans ton sillage...
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Pars, éloigne-toi
Étreins les vagues et l’air
Emporte sur tes cils les nuages, les éclairs
Que se brise derrière toi notre miroir
Que se brise l’amphore des ans
Et laisse pour nous dans ton sillage…
Non ! ne laisse plutôt que les vestiges d’un soupir
et de l’argile
que le sang desséché dans les veines
Ah ! éloigne-toi ! Non, attends encore
Bientôt tu disparaîtras
Alors laisse-nous tes yeux
ou ton cadavre brun ou ta tunique
poèmes au monde étrange
au monde qui viendra avec la nostalgie
portant ton ciel sur ses cils
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Adonis
Mémoire du vent
26 avril 2009
Mohamed Aksouh par Hamid Benamra
A voir une présentation d' Aksouh et quelques-unes de ses œuvres ICI
Merci Kamel
25 avril 2009
Aksouh
Mohamed Aksouh photographié par Hamid Tibouchi
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Mohamed Aksouh est né en 1934 en Algérie. Apprenti forgeron dès l’âge de quatorze ans, il s’initie d’abord, à la fin des années cinquante, à la poterie, à la céramique, à la sculpture, puis à la peinture. Aujourd’hui, il travaille également la gravure sur métal. Il est considéré, avec Mohammed Khadda, Baya, Guermaz ou Benanteur, comme un des fondateurs de la peinture algérienne moderne (dite « la génération de 1930 »), s’inscrivant avec force hors du courant figuratif et souvent orientaliste induit par l’académisme français. Aksouh, attiré par l’effervescence culturelle et l’École de Paris, s’installe en 1965 dans la région parisienne. Durant quelques années la Galerie 54 animée par Jean Senac, et la Galerie de l’éditeur Edmond Charlot, qui publia Camus, l’exposent, aux côtés de Galliéro, Bénisti, Jean de Maisonseul, Louis Nallard et Maria Manton, Marcel Bouqueton (artiste également représenté par la Galerie Marie Demange à Paris). Plusieurs de ses œuvres sont alors acquises par le Musée des Beaux-Arts d’Alger. Depuis 1964, Aksouh a exposé partout en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Suisse, en Corée, en Espagne. En 1972 et 1974, Aksouh créa deux médailles pour la « Monnaie de Paris ». Membre du Salon des Réalités Nouvelles, il y expose régulièrement. Son œuvre a été le sujet de nombreuses publications. Très récemment, en 2006, le documentariste Hamid Benamra lui a consacré un film : « Aksouh, Jardin des toiles »,(Imagenèse Paris). Aujourd’hui, il vit et travaille à Ivry-sur-Seine.
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Le film « Aksouh, Jardin des toiles
» ICI
http://www.galerie-mariedemange.com/3-aksouh.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Aksouh
21 avril 2009
Birago Diop
Pour André
SOUFFLES
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Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.
Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.
Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.
Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.
Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.
Birago Diop
Né le 11 Décembre 1906 à Ouakam, un quartier de Dakar au Sénégal, Birago Diop reçut une formation coranique et suivit simultanément les cours de l'école française. Pendant ses études de médecine vétérinaire à Toulouse, il resta à l'écoute des travaux des africanistes, et s'associa à la fin des années 1930 au mouvement de la Négritude qui comptait alors Senghor, Césaire. C'est à Paris qu'il composa en 1942 les Contes d'Amadou Koumba (publiés en 1947), marquant dès ce premier livre sa prédilection pour la tradition orale des griots, ces conteurs populaires dont il ne cessa jamais d'écouter la voix. Respectueux de l'oralité, il affina un talent original d'écrivain dans les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba (1958) et Contes et Lavanes (1963); son recueil de poèmes Leurres et Lueurs (1960) est profondément imprégné de culture française alliée aux sources d'une inspiration purement africaine. Sa carrière diplomatique, après l'indépendance de son pays, et son retour à son premier métier de vétérinaire à Dakar n'entravèrent pas son exploration de la littérature traditionnelle africaine, mais il déclara avoir «cassé sa plume». Il publia néanmoins la Plume raboutée et quatre autres volumes de mémoires de 1978 à 1989.
Source http://neveu01.perso.infonie.fr/birasouf.htm
http://neveu01.perso.infonie.fr/index.htm
20 avril 2009
M.Aksouh, O.Mohand, O.Slimane, H.Tibouchi, N.Touami, Ben Mohamed
19 avril 2009
18 avril 2009
"En Afrique, l'homme ne meurt jamais ; il change seulement de nature, il change seulement de contrée."
Amis de la culture,
Ne parcourez plus le monde ;
Allez
Allez à Manéga !
En Afrique, l'homme ne meurt jamais ; il change seulement de nature, il change seulement de contrée.
La Culture dès lors relève forcément du sacré, qu'antériorisent ou qu'extériorisent en enrichissant l'homme et son environnement, ce qui fait toujours vivre les morts, les vivants et ceux à naître.
Le
Musée de la Bendrologie à Manéga n'est pas de ces musées d'observatoires à distance sans retour où des patrimoines de l'humanité subissent des vivisections, à moins d'être victime de condescendance, d'indifférence, d'oubli, ou proie d'autodafées d'un tourisme déprédateur à hémorragies sans garot.
L'Ami qui visite le Musée de la Bendrologie devient un élément intégré de l'intelligence en mouvement, où l'homme, pour comprendre doit être muni de trois yeux.
C'est pour cela qu'au service de l'Afrique profonde, le Musée de Manéga s'est surtout spécialisé dans le SACRE qui pérennise par collectes, recherches, préservations difficiles, souvent impossibles de l'information au service de la compréhension entre les civilisations, contre le pillage des objets d'Art du continent, l'ethnocide, les génocides de cultures.
Sous réserve des extensions et acquisitions en cours, le Musée présente :
- 500 Masques sacrés ayant tous participé à des rituels devant des morts ;
- Plusieurs dizaines de YAKOUGA ou pierres Tombales à effigies d'hommes datant de plusieurs millénaires et dont l'âge des roches se situe entre 2 600 000 000 d'années et 1 600 000 000 d'années, éléments des plus anciens des cultures d'Afrique ;
- 200 Fusils à pierre d'avant souvent l'époque coloniale ;
- Le Pavillon de la mort où l'homme déchaussé, décoiffé, doit rentrer et sortir à reculon, prescription de l'aù-delà ;
- Les Empires culturels, Dogon, Peulh, Bobo, Mossé, Sénoufo, Nuni. La case noire des Mystiques Younyonsé, etc. ;
- Des grands Prix Nationaux d'art des bronziers antiques à cire perdue du Burkina Faso. Des acquisitions d'autres musées ;
- Des immobilisations impressionnantes, répliques authentiques des habitats traditionnels ;
- Des salles aménagées libres pour colloques ou congrès, d'évasion ou de recueillement, loin des bruits et tumultes de la ville ;
- Des objets souvenirs et ouvrages du fondateur.
Manéga, le Musée de Manéga, c'est l'Univers d'un univers situé à 50 kilomètres au nord de Ouagadougou au Burkina Faso sur l'axe Ouagadougou - Kongoussi (Route de Pabré).
AMIS DE LA CUTURE,
NE PARCOUREZ PLUS LE MONDE ;
VISITEZ MANEGA,
MANEGA, LA TERRE DE REPOS.
http://www.musee-manega.bf/fr/manega/fmanega.htm
17 avril 2009
à Nathalie Billecocq,
Le monde serpente en tout sens,
n'est plus que ce chemin de fin du jour,
pierre après pierre...
On s'échine à dévaler la pente,
à la remonter vers la frontière
entre cimes et nuées...
Et déjà le pied heurte un pauvre nom
caché sous la poussière,
une petite larme qui se sèche au soleil,
un regard enfantin,
un bond imaginé,
une heure nouvelle dans le grand vent
agitant pour un temps
la crinière des arbres,
la perle ou l'or d'une rencontre perdue...
Rien encore,
ni la danse, ni le chant,
ni l'empreinte de quoi que ce soit,
n'est apparu sous le silence profond,
de pourpre, d'encre ou d'azur,
qui habite le cœur en ses patios d'attente,
ses essaims d'astres et de tout ce qui tourne
en tout sens...
Et toi qui meurs de vouloir vivre en trop plein,
qui t'assoiffes de boire à la source invisible,
qui boîtes et te laisses engloutir
dans l'avalanche à la fois
des peines et des "sans-soucis",
des colchiques dispersées
dans le hameau des songes,
as-tu déjà cherché de ce côté-ci
les mots que tu aimes tant
parce qu'ils savent marcher dans l'ombre,
comme des vers luisants,
en se sachant si dignes d'être inutiles...
Bernard Perroy
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Si vous souhaitez lire quelques poèmes de Bernard Perroy, n'hésitez pas, c'est par ici.
16 avril 2009
Prodige
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... Prodige ! Une jeune gazelle voilée
Montrant de son doigt pourpré et faisant signe de ses paupières!
Son champ est entre côtes et entrailles,
O merveille, un jardin parmi les flammes !
Mon cœur devient capable de toute image:
Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines,
Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins,
Tablettes de la Torah et livre du Coran.
Je suis la religion de l'amour, partout où se dirigent ses montures,
L'amour est ma religion et ma foi.
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Ibn Arabi




































































































