LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

28 février 2009

Jules Supervielle

Le premier arbre

C'était lors de mon premier arbre,
J'avais beau le sentir en moi
Il me surprit par tant de branches,
Il était arbre mille fois
Moi qui suis tout ce que je forme
Je ne me savais pas feuillu,
Voilà que je donnais de l'ombre
Et j'avais des oiseaux dessus.
Je cachais ma sève divine
Dans ce fût qui montait au ciel
Mais j'étais pris par la racine
Comme à un piège naturel.
C'était lors de mon premier arbre,
L'homme s'assit sous le feuillage
Si tendre d'être si nouveau.
Etais-je un chêne ou bien un orme
C'est loin et je ne sais pas trop
Mais je sais bien qu'il plut à l'homme
Qui s'endormit les yeux en joie
Pour y rêver d'un petit bois.
Alors au sortir de mon somme
D'un coup je fis une forêt de grand arbres nés centenaires
Et trois cents cerfs la parcouraient
Avec leurs biches déjà mères.

Jules Supervielle

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Un grand merci au Guetteur

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25 février 2009

Bernard Perroy

   
       à Josyane De Jesus-Bergey

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L’ombre de tes peines
s’efface avec l’étoile
ou les danses ineffables du vent…

Ton attente ne se dévoile pas forcément
qui a sans doute affaire certains soirs
avec le reflet argenté des pierres…

Elle se laisse déchiffrer
dans la gerbe de tes gestes fraternels,
dans la lune entrouverte de ton sourire…

Outre l’attente,
s’éprendre de toute façon
d’un grand amour pour la vie,

comme une passion
à la fois domestique et sauvage…

            Bernard Perroy

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Retrouvez Bernard Perroy ainsi que Rachid Koraïchi qui a illustré le recueil

"Cœur à cœur" publié par les éditions Al Manar

http://www.editmanar.com/auteurs/Coeur%20a%20coeur.htm

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Proposition3612

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24 février 2009

Nous y sommes, par Fred Vargas

 

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

  Fred Vargas (DR) Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas

Source : http://www.europeecologie.fr/blog/nous-y-sommes

                                                                        Merci à l'ami.

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Je voudrais pas crever

Boris Vian, les Têtes Raides



Boris vian

envoyé par nwardezir

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23 février 2009

Josyane DE JESUS-BERGEY et Hamid TIBOUCHI

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Ecrivains en 17 : Josyane DE JESUS-BERGEY et Hamid TIBOUCHI

A l’occasion de la parution en mars 2009 aux éditions Encre et Lumière du recueil Amulettes, textes de Josyane DE JESUS-BERGEY et peintures d’Hamid TIBOUCHI.

Mardi 10 mars, 18h30, Médiathèque Passage des Amériques, Corderie Royale, Rochefort-sur-mer. Entrée libre. Renseignements : 05 46 82 66 00.
Table de librairie : Librairie Pierre Loti, 58 rue de la République, Rochefort-sur-mer.

Josyane DE JESUS BERGEY rencontrera dans la journée les élèves du collège Edouard Grimaux, Rochefort-sur-mer.

Action soutenue par le Conseil Général de la Charente-Maritime et menée avec l’IA 17 et le CDDP 17.

Une autre rencontre Josyane DE JESUS-BERGEY - Hamid TIBOUCHI aura lieu le vendredi 13 mars, à 18h, salle Amos Barbot (Oratoire, La Rochelle) dans le cadre du Salon du livre de poésie et en collaboration avec l’association Nedjma.

Poète lusitano-française née à La Rochelle, Josyane DE JESUS-BERGEY est fascinée par la culture méditerranéenne. Invitée régulière de festivals de poésie : Lodève (France), Tunisie, Algérie, Espagne, elle est publiée notamment aux éditions Rumeur des Âges. Elle a co-dirigé en 2008 l’édition de Québec 2008, recueil collectif de poésie franco-québécoise (Sac à mots éditions - France / Ecrits des Forges - Québec) et collaboré au Poème Meschonnic, Faire-part édition, mai 2008.

Peintre et poète né en 1951 à Tibane, au nord de l’Algérie, Hamid TIBOUCHI publie ses premiers textes poétiques en 1971 en Algérie, en France et en Tunisie ; puis plusieurs plaquettes et recueils le placent parmi les représentants majeurs de la « Jeune poésie de graphie française ». Installé dans la région parisienne en 1981, diplômé en Arts plastiques, Hamid TIBOUCHI expose régulièrement ses œuvres en France et à travers le monde, illustre de nombreux livres et revues et réalise des décors pour le théâtre. Il fait sienne cette affirmation de Miró : « Je ne fais aucune différence entre la peinture et la poésie ».

Source :

http://www.larochellivre.org/spip.php?article59

http://www.larochellivre.org/spip.php?article86

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21 février 2009

Photo_350

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17 février 2009

Un mot

Un mot
- une pierre
dans une rivière froide
une autre pierre encore -
il me faut plus de pierres
pour traverser.

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Olav H. Hauge
Nord profond
Bleu autour

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15 février 2009

"Que l'autorité se borne à être juste,
.
nous nous chargerons
d'être heureux"
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Benjamin Constant
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Merci, André

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TOTEM 4

TOTEM_4

http://traitsetfigures.canalblog.com/

 

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