LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

29 décembre 2008

LA BERLUE DE L'IDIOT AMOUREUX

        quand je te vois je te regarde
        et quand tu me regardes je te vois
        deux fois
        et c'est ma plus grande joie
        quand je te vois
        de fermer et d'ouvrir de fermer et d'ouvrir
        les yeux
        pour te recevoir au fond du cœur
        quand je te vois je te regarde
        et quand tu me regardes je t'aime
        deux fois

                        Francis CATEL

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26 décembre 2008

Les Ephémères. Théâtre du Soleil.

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      Les Ephémères . Le film.
Un clic sur l'image pour visionner.

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23 décembre 2008

SOYEZ POLIS

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                              I
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Couronné d'étincelles
Un marchand de pierres à briquet
Elève la voix le soir
Dans les couloirs de la station Javel
Et ses grands écarts de langage
Déplaisent à la plupart des gens
Mais la brûlure de son regard
Les rappelle à de bons sentiments
Soyez polis
Crie l'homme
Soyez polis avec les aliments
Soyez polis avec les éléments avec les éléphants
Soyez polis avec les femmes
Et avec les enfants
Soyez polis
Avec les gars du bâtiment
Soyez polis
Avec le monde vivant

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                             II
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Il faut aussi être polis avec la terre
Et avec le soleil
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier
Pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
A toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le soleil et la terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...
Le soleil est amoureux de la terre
La terre est amoureuse du soleil
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verres fumés
Ils se disputent
c'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser
Le soleil aime la terre
La terre aime le soleil
C'est comme ça
Le reste ne nous regarde pas
La terre aime le soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du soleil
Mais elle a été jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut aussi être très poli avec la lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie
En somme pour résumer
Deux points ouvrez les guillemets :

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" Il faut que tout le monde soit poli avec le monde ou
          alors  il  y  a  des guerres... des épidémies des
          tremblements de terre des paquets de mer des
          coups de fusil...
Et  de  grosses  méchantes  fourmis  rouges  qui vien-
nent vous dévorer les pieds pendant qu'on dort la nuit."

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Jacques Prévert
Histoires
p.68
folio

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Bonnes fêtes !
Nathalie




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21 décembre 2008

TOTEM 2

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totem_2

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totem_2_a

totem_2_b

              

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13 décembre 2008

 

Entre ciel et mer, les poissons à la fois aveugles et

voyants,découvrent en fulminant un autre univers.

Comment voulez vous qu'ils ne soient pas muets ,

les poissons volants ?

Quel serait leur chant ?


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Luis Cardoza y Aragon

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07 décembre 2008

La peinture de Jeanne


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Jeanne, 9 ans.

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04 décembre 2008

TOTEM

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carton

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Alain SUIED

    .

    Ne cherche pas à combler le manque :
    il te constitue. Ne cherche pas à ignorer
    le manque : tu le constitues.
    Etre au monde - voilà ce qui compte
    et voilà ce qui disparaîtra.
    Le monde existe quand tu le perds.

    Ne cherche pas à scruter le vide :
    il a tes yeux. Ne cherche pas à voiler
    le vide : tu le constitues.
    Aimer le monde - voilà ce qui survivra.
    Le monde répond quand tu l'oublies.

                            Alain SUIED



Né à Tunis, le 17 juillet 1951, dans
l'ancienne communauté juive, Alain Suied y passera les
huit premières années de sa vie avant l'installation de
ses parents à Paris. Son travail de poète,à tout
jamais ancré dans son identité juive et hébraïque,
c'est allé vers l'autre, donner et recevoir.
Cette ouverture au monde le conduira providentiellement
à rencontrer Shimon Pérès et Yasser Arafat, en
septembre 1994, invité, en colloque historique "Créons
la paix", réunissant pour la première fois des
artistes arabes et juifs du monde entier.
Conforté dès l'âge de 16 ans, par la rencontre
personnelle, avec les écrivains de l'exigence
absolue (Louis-René des Forêts, Yves Bonnefoy,
André Frénaud, ...) il publie son premier livre de poèmes
en 1970: Le silence, au Mercure de France.
Il souffle sur la poésie d'Alain Suied, profondément
marquée par la recherche des grands psychanalystes
contemporains, un vent puissant de métaphysique nourri
de méditations et d'approches de la condition
humaine, mystère d'une présence au monde
inexpliquée, injustifiable, perpétuellement
source d'interrogation.
Alain Suied, doté d'une force poétique dense, singulière
et mystérieusement simple, se double d'un
excellent traducteur des poètes de langue anglaise:
William Blake, John Keats, Dylan Thomas, Ezra Pound.
Ses traductions lui ont valu le Prix Nelly Sachs, du nom
de l'incomparable poétesse suédoise d'origine allemande
dont l'œuvre est pleinement inspirée par la
tradition biblique et juive. Il est décédé en juillet 2008.

bibliographie
# Laisser partir, Arfuyen, 2007
# Le Silence, Mercure de France
# C'est la langue, Mercure de France
# Ce qui écoute entre nous, Arfuyen
# Le premier regard, Arfuyen
# L'Ouvert, l'Imprononçable, Arfuyen
# Rester humain, Arfuyen
# L'Eveillée, Arfuyen
# Vision et Prières - poèmes de Dylan Thomas, traduits
et préfacés par Alain Suied (Poésie/Gallimard)

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01 décembre 2008

Germaine

Fersen


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