LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

15 juillet 2007

Marguerite -Taos Amrouche

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L'appel à la joie


O toi, dont j'ai partagé la joie, viens !
Rends-moi la joie que je t'ai donnée
Depuis longtemps, depuis trop longtemps
Nous étions sur le versant de l'ombre
Mais la lune vient d'éclore
Déjà, sa clarté nous inonde.
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Marguerite-Taos Amrouche
(Chant n°3 du disque "Chants berbères de Kabylie" Primé
en 1967 par l'Académie du disque français).

 

Algerian_Berber_Songs_Of_Kabylia_The_Marguerite_Taos_Amrouche__5937596

Quelques extraits  ICI
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Marie Louise-Taos Amrouche est une femme de lettres algérienne francophone et une chanteuse berbérophone, d'origine kabyle. Elle est née le
4 mars 1913 à Tunis, et morte le 2 avril 1976 à Saint-Michel-l'Observatoire
en France.

Taos, fille de Fadhma Aït Mansour Amrouche et sœur de Jean-El Mouhoub Amrouche, est la première femme algérienne romancière, avec Jacinthe noire, publié en 1947. Son œuvre littéraire, écrite dans un style très vif, est largement inspirée de la culture orale dont elle est imprégnée, et de son expérience de femme. En signe de reconnaissance envers sa mère, Marguerite-Fadhma Aït Mansour, qui lui a légué tant de chansons, contes et éléments du patrimoine oral, elle signe Marguerite-Taos le recueil « Le Grain magique », en joignant à son prénom celui de la mère.

Parallèlement à sa carrière littéraire, elle interprète de très nombreux chants berbères, qu'elle tient de sa mère. Ces textes sont par ailleurs traduits par son frère Jean Amrouche. Douée d'une voix exceptionnelle, elle se produit dans de nombreuses scènes, comme au Festival des Arts Nègres de Dakar en 1966. Seule l'Algérie lui refuse les honneurs : elle n'est pas invitée au Festival culturel panafricain d'Alger en 1969. Elle s'y rend tout de même pour chanter devant les étudiants d'Alger. Taos Amrouche a œuvré pour la culture berbère : elle participe à la fondation de l'Académie berbère à Paris en 1966.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Taos_Amrouche
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Le_grain_magique
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« Taos Amrouche a recueilli, réuni et traduit des contes, poèmes et
proverbes kabyles qui ont enchanté et marqué son enfance. Dans ces récits,
dont la version fixée ici est celle de sa mère Marguerite Fadma Aït Mansour,
le réalisme le plus cru et l'humour y côtoient le fantastique et le merveilleux.
« Si un poème, un proverbe, grâce à leur forme arrêtée, peuvent être transmis
par n'importe qui, en revanche [...], le choix du conteur est primordial dès qu'il
s'agit d'une histoire : c'est la beauté, la composition et l'authenticité mêmes du
récit qui sont en jeu, une légende pouvant être appauvrie ou enrichie selon la
personne qui perpétue la tradition, une légende étant l'œuvre d'une chaîne
ininterrompue de conteurs à travers le temps », écrit Taos Amrouche, qui a
restitué avec passion, dans cette anthologie, une poésie, un patrimoine,
une civilisation, ceux du monde kabyle. »
Source
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Un poème:  "qu'on aimerait suivre les âmes..."  ici

Posté par memoire du vent - Des poètes, des artistes... - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

    fierté

    je suis fiére d'etre un amazigh un berbere un kabye et de lire que certaines personnes ont vraiment donner et consacrer leurs vie pour la suvie et la passation des cultures et de la langue berber

    Posté par salem, 09 janvier 2012 à 19:56
  • Extraits de livres

    Ceux qui sont intéressés trouveront des extraits des livres de Taos AMROUCHE, de son frère Jean et aussi de leur mère Fadhma Aïth MANSOUR sur mon Blog TIMKARDHIT et sur mon site AKKA.

    Posté par GéLamBre, 18 juillet 2007 à 07:33
  • Merci

    Posté par nathalie, 18 juillet 2007 à 08:09

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