LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

31 mai 2007

JOSYANE DE JESUS - BERGEY

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Extraits inédits de


 La déconstruction du vide

 
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Trop
trop de circulation
 
la poussière noie
les peintures de sable

Les enfants font une ronde
pour combler ce vide.
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Les jours se
déconstruisent
dans ces chiens
de vent
lentement
je monte la garde

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Presque cernée

de ces pleins et déliés
l’un et par l’autre
aurai-je le temps
du possible ?

Les enfants à l'église
chuchotent doucement.
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Un jour à débarrasser
un jour gris de la langue
sans la note faut-il le croire
de l’oiseau
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A partir de ces petits
chemins
la noria tourne
ne plus toucher de peur
ce mur au devant
du vide
.

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La lumière sur une autre fenêtre

je descends
pour ne plus disent-ils
bousculer les cailloux
.

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Quelquefois le papier
c’est ainsi 
brûle mal ou pas assez
dans ces encens
les rivages
de la mémoire


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L’espace

en détours
dans la conscience du vide
jour de maux
et derrière
l’étonnement du silence.

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.
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"Je rajoute cet extrait de « Comme une confession de pierres Eldjazäir » livre traduit par Mohamed Rafrafi et paru aux éditions Rumeur des Ages 2004."

 

IL N’EST DE FRONTIERES QUE DANS LE REGARD DE L’HOMME !


J_D_J_B
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Josyane De Jesus-Bergey
mai 2007

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Frontieres

                                        Encre de Tibouchi
                                        accompagnant une phrase manuscrite
                                        de Josyane De Jesus-Bergey
                                          ........... (Collection Ass. Humanisme & Culture
                                           .......... et Ville de Frontignan-la-Peyrade)

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" Josyane de Jesus-Bergey m’a impressionnée par la qualité de ses textes.
Après une agréable conversation avec elle, j’ai acheté son recueil bilingue,
français arabe dont voici un extrait
:

« Les toits se retiennent à la roche
les masures tentaculaires avancent
le vertige n’est pas au bord de la montagne
mais au fond de notre cœur » "

 
Alvina Levesque journaliste
http://www.capacadie.com/chroniquedumonde/2006/3/15/Lettre_vagabonde_388.cfm


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Bio- bibliographie de Josyane De Jesus-Bergey

Poète luso française, ses attaches la conduisent tout naturellement vers
cette culture du sud qui la fascine. Retraitée de la fonction publique, vit
près de  La  Rochelle.  Anime dans  sa ville  différentes  manifestations

autour de l'écrit dont  Quai des lettres, ainsi que  La Rochellivre
(rencontres littéraires dans le département, Printemps des Poètes, salon
du livre de poésie.)
Ecriture de chansons ( Sacem 1990). Traduite  et publiée dans les pays
du monde Arabe, l'Espagne et l'Italie.Résidence d'écriture Mostaganem
(Algérie) septembre 2006, avec le peintre Oulhaci / La Rochelle janvier
2007

 

Parutions en anthologies, revues France et étranger
Réalisations d’ateliers d’écriture (Algérie, univers carcéral, milieu scolaire …)

Dernières rencontres : Festival Des Grandes voix Méditerranéennes Lodève2005, de Tipaza, Alger, Boumerdes (Algérie) Maghreb du livre2003/ 2005/2006 Hôtel de ville Paris, Printemps des Poètes Rochefort 2005, Lodève 2006.

Vitoria-Gasteiz (espagne) mai 2008,
récital de poésie à travers la Tunisie juin2008.

Une quinzaine de livres de publiés dont : Comme une confession de pierres Eldjazaïr Ed. Rumeur des Ages 2003 (bilingue, traduction de Mohamed Rafrafi.) Textes repris dans différents théâtres. (l’Utopie 2001, Coup de Chauffe Cognac 2004) Réalisation d’une reliure d’art (expos. internationales N. Berjon 2005)
Ce n’est pas parce que la porte Rumeur des Ages 2003
BUS 25 pour rendre visite aux ombres Récit romancé avec des dessins et peintures de J. Judde Editions Rumeur des Ages mars 2004 ( Textes repris, théâtre toujours à l'Horizon, M. Rias 2004)
" La grande Boiterie " ( proses) E.Rumeur des Ages 2005
 

Anthologies :
dernières parutions:
Vous avez dit Poésie? Sac à mots Editions 2003
Kaleidoscope 2003 / Impressions d'elles 2004 / long courrier 2005 Editions Expression culturelle Cognac
2005 Le Croît vif / 2006 Dictionnaire des écrivains charentais

Initiatrice du recueil collectif  "Québec 2008" 20 auteurs de France,
20 auteurs du Québec. Sac à mots édition  France/Ecrits des forges, Québec. 
"Voiles 2008" travail avec le peintre québécois Marc Mongeau.
collaboration à "Le poème Meschonnic"  revue Faire-Part mai 2008

A Paraître :
Un jour, un Poète : D.V.D film  réalisation M.H. Audier  Le conditionnement des abeilles (2008)
"Amulettes" sur des peintures de Hamid Tibouchi  édition Encre et Lumière  début 2009

Inédits : Le Façonnement des choses (Poésie) //Tràs Os Montes (Poésie) // Une Autre Terre (Poésie) // Mais bleu toujours si bleu, toi le Nil (Poésie) // Contes de la petite enfance// La petite affaire (Nouvelle) // Nue presque…enfin (proses) La déconstruction du vide (en construction)


Texte disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL). http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html


Invitée sur différents sites d’Internet dont :
http://olerki-poesia1.blogcindario.com/2007/03/00186-poesie-vive.html 
http://tanellaboni.net
http://memoireduvent.canalblog.com/archives/2008/02/21/8039377.html

Pour retrouver Hamid Tibouchi, cliquer  ici .

 
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Un grand merci à Josyane De Jesus- Bergey.
Nathalie

Posté par memoire du vent - JOSYANE DE J.BERGEY - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires

    Poète de coeur

    Josyane est une grande dame de la poésie ; j'aime la qualité de son écriture, la fluidité de ses écrits pleins de sérénité ; elle est aussi, à l'image de celui qui me l'a fait connaître, serge Wellens, quelqu'un qui dégage une générosité extraordinaire. Merci à toi Josyane, Annie

    Posté par Annie, 06 juin 2007 à 23:50
  • toute voile dehors

    L'idole

    Comment ne pas consacrer sa vie, toute une vie à entretenir une idée, la jouissance absolue, l'enferment du sublime «  j'aurai tant aimé les roses que j'en serai devenu leur plus grand admirateur, leur protecteur, leur père , leur mère plus encore leur adorateur
    et que cela m'ait conduit jusqu'à vous aujourd'hui me semble être un pur effet de l'envoûtement que dis-je de l'entêtant parfum, fil conducteur de cette aventure qui commença un beau matin, le beau qualificatif fort simple trop dénudé comme l'était cette fleur à peine éclose
    lors de nos retrouvailles.
    Une fleur, voilà, la vérité, le véritable nom de la chose était une fleur.
    Une ondulation dont mon regard ne savait se détacher, s'obscurcir parfois à la faveur d'un rayon de soleil venant lézarder ma carapace de vieux crabe, je venais de découvrir la magnificence, l'outragante, la violente méprise de n'être rien en face de la beauté plus encore en face de l'exigence de la maturité.
    Seuil, duquel je pouvais en avoir une vision, le recul nécesaire permettant la séduction, ce jeu pervers qui s'apparente au dévoilement, sans trop en dire, à justifier du moindre détail, ne pas se laisser déborder par la sensibilité, ne pas se laisser aller vers d'autres dérives, non, il fallait garder le cap, tronquer le décor, pour ne pas lier entre elles les images, ne pas cumuler les idées, non, pas de confusion, seule l'incarnation du désir absolu devait persister dans mon esprit «  isoler la chose » lui donner corps, lui permettre de dépasser le commun, lui donner la place prépondérante, l'unique, l'inabordable.Il existe des moments magnifiques que l'on voudrait prolonger à jamais, ne plus exister pour laisser vivre l'instant fragile du sublime, l'éphémère,
    je n'aurai pas voulu que le vent souffle sur l'étang pour ne pas rider la surface de sa peau permettre l'éternité de son reflet, l'image fixée, témoignage de la rencontre.
    La plastique de la photographie m'autorise à produire quelquechose d'approchant, de ressemblant, quoique la vraisemblance de l'objet ne soit que l'apparence du désir que l'on y porte. Jamais, non jamais, je n'aurai imaginé vous livrer un si lourd secret «  comment retenir le temps pour que ne se fâne la rose » l'espérance d'une découverte improbable me faisait encore m'éveiller en pleine nuit, croire à l'impossible arrêt sur image, artifice du cliché, un par seconde, puis soixante par minute, trois mille six cent par heure puis la folie des chiffres s'est emparée de moi, à chaque fois que mon regard se posait, là, sur la chose qui s'éloignait à chaque pas un peu plus, chaque fois que je la regardais, alors est-ce-que j'aurai pu penser que pour lui donner l'éternité, il me suffisait de ne plus la regarder, de ne plus m'approcher, mais seulement de l'entrenir dans ma mémoire, intacte, intouchable, inaltérable.J'aurai dû y penser plus tôt, j'aurai alors gagné en paix , j'aurai épuré l'image, j'aurai eu plus de temps pour admirer la chose, mon éternelle pensée, toi, ma rose.

    c'est un cadeau pour toutes mes amies en écriture
    merci Josyane

    Posté par MHA, 21 août 2007 à 10:39
  • Je me permets de mettre votre très beau texte en évidence dans la Lucarne.
    Merci.
    Bien à vous.
    Nathalie

    Posté par nathalie, 21 août 2007 à 18:05
  • merci à Nathalie de poser mes mots sur le site
    je peux penser continuer à vous offrir mes alignements sans obscurcir le ciel des autres.
    Je rentre des rencontres de Cheyne Editeur
    et c'est avec bonheur que je me laisse aller à ce petit racontage

    " le couloir traverse les étapes du devenir
    l'air blanchi sans peau égrenne la sueur
    mission du grain rangé sous la pile du temps"
    bien à vous

    Posté par MHA, 29 août 2007 à 10:39
  • Vous êtes la bien venue
    avec plaisir et émotion
    merci

    Posté par nathalie, 29 août 2007 à 22:02

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