LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

13 mars 2006

Kamel Yahiaoui

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                              "  Mémoriel "  Kamel Yahiaoui

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Kamel Yahiaoui, La femme juive, 1998. Technique mixte sur bois, collage d'imprimés                                                     

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"Chers amis

J’ai écrit ce poème en rentrant chez moi le soir du vernissage.

J’ai  été  très  affecté  par  la  réaction  archaïque  de certains

négationnistes vernis de  haine qui  continuent de  se  manifester,

tous les jours de l’exposition, parce que le mot déportation est

devenu tout à coup, un poignard voilé de déni, je cultive l’histoire

comme un  antiseptique  contre  les  violences  contemporaines,

l’espoir  naissant  au coin de l’œil qui veille sur les souffrants des

guerres,  qui  donc  pourrait  me  dicter  la  non  reconnaissance

du crime, sans que je  réagisse avec la force de mes humanités et

parce que je suis Algérien, je devrais me  conduire  avec  loyauté

envers la cause palestinienne me dit-on.

Ne sachant ni mon salam, ni mon shalom."


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«Aux Infidèles de la Paix »

Je suis tout prêt de la source
j’apporte la soif dans mes veines
si sèches qu’elles éclatent en sanglots

ne dites pas que je suis d’ailleurs
parmi vous mon ombre sautille
vous n’y voyez que de la brume

je viens opérer le mutisme
bavant sur vos bouches
le mot liberté vous est lourd

combien de temps encore
vous tairez-vous devant l’ennemi
ce voile noir ensorcelé

je n’entends pas capituler
face à l’abîme contagieux
poursuivant vos mémoires jusqu’à l’oubli

avec mes pinceaux debout
je constate des tumeurs blindées
qui ne manquent pas de creuser des tombes

vous avez brisé le miroir
l’histoire gémit des reflets
éclairant même les amnésiques

le trône que vous occupez
rougit de colère contre le feu
qui vous brûle le cri de l’eau

vous ne manquez pas d’énergie
pour étreindre les cendres
pour éteindre les morts

je suis né sombre de dignité
et je ne cesserai de lutter
contre les extincteurs de dignité

Kamel Yahiaoui  source

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kamel_yahiaoui1

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Kamel Yahiaoui, né en Algérie, a étudié à l'Ecole des Beaux-Arts d'Alger, puis à celle de Nantes. Il vit maintenant à Paris.

Une exposition au Centre culturel algérien de Paris provoque une polémique en Algérie. L'artiste algérien d'origine kabyle, Kamel Yahiaoui, entendait dénoncer trois grandes déportations : celle des Africains par les négriers, celle des Algériens en Nouvelle-Calédonie et en Guyane après la révolte de 1871, et celle des juifs durant la seconde guerre mondiale. C'est ce dernier point qui lui vaut la colère de certains de ses compatriotes...

Pour lire la suite : ICI

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kamel_yahiaoui2

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.                "Mohamed reprends ta valise" Kamel Yahiaoui

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Biographie, poèmes, oeuvres de Kamel Yiahiaoui
ici
 

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Lettre ouverte suite à de nouvelles attaques : ICI

Expositions temporaires : Ici

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Portrait de Kamel YAHIAOUI par Xavier PESTUGGIA sur France inter dans l'émission Cosmopolitaine du dimanche 5 mars 2006:

ICI

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La galerie où se produit l'artiste :MUSEE DES ARTS DERNIERS

Le commité de soutien à l'artisre: ICI

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Commentaires

Mais qui donc parlait ici de manquer d'inspiration ? Merci de regarder le monde par ta lucarne et de l' éclairer pour nous. Méry, un peu à la va vite, nuitamment .Bises

Posté par Scrib..., 14 mars 2006 à 00:37

Tu peux bien me faire la morale sur mes nuits éveillées, coquine!!!

J'ai découvert Kamel Yahiaoui en écoutant Métropolitaine, le reportage cité plus haut.
Je n'arrive pas à réécouter cette émission fort intéressante. Peut-être qu'une bidouilleuse comme toi trouvera la solution!

Bises

Posté par Nathalie, 14 mars 2006 à 18:55

L'HOMME DE PAIX NE MENE AUCUNE GUERRE (en réponse à Kamel Yahiaoui)

Tu te crois prêt de la source
Et pourtant tu prêches la guerre
Comme ceux que tu dénoncent

Les preux se trouvent toujours un ennemi
Pour justifier leurs errements et leur folie
Et se dire éclairés

Il n'est de liberté que dans la Paix
Tes mots doivent la refléter
Ainsi que ton regard

Il n'est d'ennemi que pour les égarés
Ensorcelés par leurs tourments
Et projetant leurs délires

Tu t'es enchaîné seul
Tu as oublié l'autre monde
Tu as rejeté l'essentiel

Tes pinceaux ne peignent que ton regard
Ils décrivent ton monde intérieur
Ce qui fait ton labyrinthe

Tu as fui le miroir
Tu fais partie des amnésiques
Et tu engueules les aveugles

Tu t'es construit ce trône de splendeur
Qui n'est que poussière au soleil
Ta colère n'est pas justifiée

Ton énergie se perd en combats stériles
Ignores-tu que seuls les morts sont Vivants
Et que les vivants sont des ombres

Tu nous parles de dignité
Alors que ce discours est pauvreté
Et ne parle pas d'êtreté

La Paix est en tout Homme
Quand il regarde en son coeur
Et qu'il rayonne de splendeur

Nul ne peut changer ce qui doit advenir
La crainte et l'espoir ne changent pas l'avenir
Les guerres ne nourrissent pas l'être à venir

"les hommes ne sont que l'ombre de l'Homme et l'Homme n'est que l'ombre de Dieu" (bas-relief babylonien)

Posté par gmc, 14 mars 2006 à 18:55

A ceux qui volent l’identité de mon oeuvre et la minimisent à un simple geste de sensiblerie globalisant les souffrances humaines en occultant l’armature du sujet qui est Shoah(catastrophe).

Je dis non et je ne suis pas le genre d’homme à faire des réponses sur mesure pour ménager l’un et faire plaisir à l’autre, je cite Van Gogh qui dit "toute réalité pour moi est un symbole". J’adhère entièrement à cette citation en ajoutant que pour moi chaque drame humain a sa symbolique et je ne mets pas la souffrance de l’homme en conccurence.

Mon exposition a pour sens artistique de traiter de l’extermination d’une population par le régime nazi parce qu’elle est juive ; ce grave sujet historique des atrocités vécues par ces hommes et ces femmes et l’acte mathématique de la mort donnée que je visualise à travers l’objet comme seul témoin dans mon approche artistique .
Certes je ne pratique pas un art de séduction, ni ne sublime des roses noires encore moins l’art sacré. Je peins l’essentiel, c’est à dire les dépossédés de soleil, je suis un ouvrier de la peinture mon métier je le nomme serrurier des cages humaines.

Des paramètres politiques qui ne cessent de me révolter, surgissent dans le champ de vision du parti pris pour une cause ou une autre, je ne peux pas rester passif face à cela, dans la mesure où l’on attente à la liberté de l’artiste par un harcellememt handicapant et à la mémoire historique par la négation et une forme minimaliste de l’interprétation de l’histoire.

De ce fait il est vrai que je suis le premier artiste appartenant par éducation à la culture berbéroarabomusulmane à traiter de ce sujet, ce qui me vaut une campagne d’insultes gratuites telles que "traître" ou "sioniste" dans un journal arabophone "El Chourouk El Youmi" en Algérie, et des réactions basses me mettant en garde contre la dangerosité de mon acte. En me confessant les souffrances d’autres peuples qui n’échappent pas à mon oeil bien sûr. Je ne suis pas psychanalyste, ni adepte des culpabilités, je suis plasticien, sacre non d’un chat ! Je ne peux qu’interpréter cela comme une attaque intelligemment ciselée visant à vérouiller les portes de l’expression libre.

Par ailleurs le mot juif dérange, on lui attribue faussement les souffrances du peuple palestinien qui subit la politique coloniale de l’Etat d’Israël,que je condamne fermement, comme je condamne les attentats perpétrés contre des civils en Israël. J’aspire urgemment à une paix juste.
Il est important pour moi de vous faire partager mon point de vue.

Je voudrais juste rappeler que beaucoup de juifs ont participé à la guerre de libération en Algérie, dont l’honorable comédien et grand résistant Jacques Charby qui a échappé à 13 ans à la déportation ; sa mère grande résistante s’est suicidée pour ne pas tomber entre les mains des nazis.
Jacques Charby fut l’un des principaux acteurs du "réseau Jeanson" d’aide au FLN et Henri Alleg un des fondateurs du journal Alger Républicain qui a été arrêté et torturé pendant la guerre d’Algérie. On devrait attribuer leurs noms à des avenues en Algérie pour rappeler aux mutants que l’homme juif ou l’homme de tous les horizons marche au sang rouge et pleure des larmes transparentes tout comme un humain et bien d’autres juifs sont algériens d’honneur dans l’ombre.

Je lutte contre toutes les formes de racisme d’antisémitisme, et contre tous ceux qui minimisent la dimension universelle des génocides et la non-reconnaissance de tous les crimes contre l’humanité.
Je crois fort qu’on ne peut pas condamner une personne à cause de sa religion ou de son ethnie, c’est un principe que je défends contre tous esprits mal intentionnés.

Kamel Yahiaoui

Posté par Nathalie, 14 mars 2006 à 20:28

ce texte ne change rien à l'affaire; un Homme en Paix ne tient pas ce genre de propos mais il est vrai que "il n'y a rien que les hommes aiment tant que la guerre" (Homère).
il suffit pour s'en rendre compte d'écouter tous les discours: tous ceux qui se battent sont toujours dans le camp du bien!
et ceux qui les écoutent sont dans le camp du bien du champion qu'ils écoutent...
il n'existe aucune "juste cause", cette dénomination est le plus souvent un prétexte qu'autre chose.

Posté par gmc, 14 mars 2006 à 21:28

Kamel Yahiaoui ne fait que répondre aux esprits intolérants qui l’insultent et le menacent, pour pouvoir continuer à exercer son art librement et parler des barbaries qui furent commises et continuent à l’être dans le monde, sans prendre partie pour quelque groupe religieux que ce soit. Cet artiste est courageux et d’une grande humanité !
Vous qui parlez de paix et de non violence, vos propos dans votre réponse à l’artiste, sont immodérés et agressifs comme le sont bien souvent ceux des êtres qui pensent détenir la vérité !

« quand le prophète était attaqué, il répondait : "Paix." Dieu condamne toute violence. Et il est assez grand pour se défendre lui-même. C'est ce que je voulais montrer en dénonçant ces différentes formes d'humiliation et de rabaissement de la dignité humaine. »
Kamel Yahiaoui

Posté par Nathalie, 15 mars 2006 à 12:39

lucidité

les propos dans ce texte sont un miroir aux siens, ils les reflètent; il n'y a aucune opinion personnelle dans ce texte.
personne n'a jamais détenu la vérité, il serait surprenant que quelqu'un la détienne un jour.

de plus, si on reprend la citation du prophète que vous prêtez à Kamel Yahiaoui, il n'a aucune raison valable de montrer ce qu'il montre, dieu étant assez grand pour se défendre lui-même.

la lucidité recommande de savoir que dans moins d'un siècle le nom d'auschwitz sonnera aux oreilles des contemporains de l'époque comme sonne aux vôtres celui de solférino...

mais comme il est écrit plus haut "et ceux qui les écoutent sont dans le camp du bien du champion qu'ils écoutent";il n'est donc que normal que ces propos vous déplaisent...

Posté par gmc, 15 mars 2006 à 20:22

Cette citation est adressée à ceux qui en Algérie lui reprochent de ne pas prendre partie
contre les caricatures du Prophète.
Donc, pour lui, aucun rapport avec son travail en mémoire des peuples exterminés.
Son souci n’est pas de défendre Dieu puisqu’il est assez grand pour le faire lui-même.
Mais bien la mémoire de ceux qui furent anéantis par la barbarie et l’innomable !(Il est vrai que pour vous l'homme n'est qu'une ombre.)
La déportation des Africains, des Arabes et des Juifs.
Si ce travail de mémoire était respecté et encouragé votre lucidité en serait peut-être ébréchée !
Effectivement, vous avez raison, un tel comportement vis à vis de ceux qui témoignent et se battent contre l’oubli, mène indéniablement vers une confortable amnésie.
Celles et ceux qui élèvent la voix contre l’oubli, méritent le respect !

Posté par Nathalie, 15 mars 2006 à 22:07

lucidité

le respect est une des nombreuses conventions sociales en usage dans cette culture; ceci n'empêche pas d'être lucide: vous vivez dans le monde de la pensée, un monde entièrement tourné vers le passé et complêtement fragmentaire où la pensée (= 100% de conditionnements) ne fait qu'ajouter désordres sur désordres.
la réalité qui va être est qu'auschwitz dans moins d'un siècle sera un épiphénomène de l'histoire au regard de ce qui arrive (comme solférino l'est dans votre tête).
les fascismes sont d'un nouveau genre maintenant, ils ne sont plus émanations de démocraties (qui toutes sont corrompues jusqu'à la moëlle), ils sont émanations des groupes financiers ou industriels multinationaux.
mais aucune voix ne s'élève contre le Très Saint Nom du Dieu Profit.

dénoncer le passé, c'est se donner une conscience pour pas cher. commémorer le souvenir de tous ces massacres n'empêche en aucun cas les autres d'advenir.

et si l'occident était REELLEMENT un monde où règnent des valeurs autres que le profit, il ne mourrait pas 135 millions de personnes CHAQUE ANNEE de famine et cela, alors même que la "culture" occidentale a les moyens de les nourrir depuis plus de 30 ans.
tant que ce génocide permanent ne sera pas résolu, au titre de la responsabilité collective, AUCUN résident occidental ne pourra revendiquer la moindre valeur (soit dit en passant, ces pseudos-valeurs sont plutôt là pour flatter les égos de tout un chacun). 135 millions PAR AN!!depuis 30 ans!!

pour l'affaire des caricatures, un poème écrit à l'époque

LE COEUR DES ARABES LIBRES


Nous sommes tous des arabes libres, chacun d'entre nous
Pour célébrer le Vivant, nous sommes à genoux
Nos mains sont grandes ouvertes et notre eau est offerte
Aux pèlerins dans toutes nos paroles secrètes

Nous sommes tous des arabes libres, chacun d'entre nous
Nous sommes au pur service de l'amant bon et doux
Quelle que soit la couleur de nos peaux, c'est l'azur
Qui brille dans ces yeux, cadeau de la nature

Nous sommes tous des arabes libres, chacun d'entre nous
Comme de réels hommes nous nous tenons debout
Le profit que vous vénérez, point n'en voulons
Seule nous importe la force de nos oraisons

Nous sommes tous des arabes libres, chacun d'entre nous
Peu nous importe l'image que vous avez de nous
Nous sommes vif argent et eau claire au soleil
Notre cœur resplendit de mille éclats vermeil

Posté par gmc, 15 mars 2006 à 22:56

L'Histoire est la gardienne de la folie humaine.

Posté par adjaya, 15 mars 2006 à 23:17

Simplement pour en finir :

Il est question ICI d’un ARTISTE qui avec ses moyens, sa sensibilité, ses convictions,mène un combat pour plus de justice et de tolérance.
Un autre artiste est sûrement en train d’écrire, de peindre, de sculpter, de créer, de mettre en scène les oppressions, les maladies de ce monde. Dès tas l’ont fait et continuent de le faire.
Ce sont des petites lueurs qui éclairent tant bien que mal cette vaste nuit !

Ne pas renier le passé n’empêche aucunement de se battre dans le présent et pour le futur.

Posté par Nathalie, 16 mars 2006 à 00:33

apparences et projections mentales

sur cette terre, 6 milliards de formes humaines dont pas une ne sait répondre à la question "qui suis-je?" et qui fuient pour la plupart d'entre elles dès qu'on leur montre que leurs projections et délires mentaux ne correspondent pas à la réalité dont elles n'ont qu'une vision très grossière.

à partir de là, qui est autorisé à déterminer le bien et le mal? personne.

cette classification en bien et mal n'est effectuée que pour valoriser ces pauvres apparences. dire "ceci est mal" signifie simplement "moi, je ne suis pas comme cela", c'est donc un moyen de se valoriser à bon marché, c'est tout.
posez-vous donc les bonnes questions plutôt que de vous contenter des apparences...

Posté par gmc, 16 mars 2006 à 09:53

MON DIEU!

Excuse Nathalie, je sais que que tu n'es pas croyante, mais c'est la seule intejection qui me sort des tripes et du sein lorsque je lis certaines choses ici!

Il est trop tard et je DOIS aller me coucher, mais c'est en pleurant!

En pleurant sur les incurables!

Merci pour ta note, et je suis fière dyu compatriote qu'est Kamel Yahiaoui, A TOUS POINTS DE VUE§!

Bonne semaine à tous ici!
Quels qu'ils soient!

Shalom! Salam!

Posté par jubilacion, 24 mars 2006 à 00:55

Tahheyyât
Je savais que tu réagirais … Je t'en suis reconnaissante!
Je t’embrasse

Posté par Nathalie, 24 mars 2006 à 17:42

une haine gratuite.

mon cher confrere,

nous les artistes nous voulons etres libres, dans
notre façon de denoncer et crier haut et fort contre l'injustice dans le monde.cher confrere je suis de ceux ou celles qui vous soutiennes dans votre liberte expression de vomir toutes les injustices du monde, a commencer par la choah. il faut reconnaitre que peuple juif durant la deuxieme guerre mondiale a ouffert, et le monde ne peut pas oublier le massacre et les fours crematoires. je vous salue l'artiste, en souvenir de ma jeunesse mes copines de classeet voisines etaient Gabi et Rozalie Bendjedou, nous partagions nos jeux et nos cours dans l'innocence
et l'amitie. la haine ont ne connaissaient pas mais le bonheur de se retrouver tous jours oui.
je suis une artiste comme toi mon confrere qui denonce le terrorisme integriste aveugle injuste qui a frappe un malade mental mon fils a ete victime de ces barbares. ceux qui critique c'est cela qui commetent les crimes et qui alimentent la haine. beaucoup de portes se referment pour moi. je suis ni arabe ni kabyle ni autre.seulement une Ame qui denonce la
haine qui voyage partout et qui aime la liberte
je veux etre une artiste sans frontiere, un etre sans
appartenance a qui ce soit. Mais qui respecte tous les morts.ma liberte m'a value la mort de mon fils. mon confrere je te soutien dans ton combat pour la liberte. ici je suis frustree de faire attentions. peindre les natures mortes ne m'intessent pas. moi c'est l'injustice tout court.je suis avec toi Kamel peint ce que toi tu as envie de peintre et pas ce que les aimes.

une consoeur reki.

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Posté par reki, 01 mai 2006 à 11:09

ajouter a mon commentaire

toutes mes felicitations et salutations.

Posté par reki, 01 mai 2006 à 11:16

Merci à vous Rekia
J'ai mis votre site dans mes liens: Des peintres.
Bravo pour votre Art et votre combat!

Posté par Nathalie, 01 mai 2006 à 11:47

merci

poéme de kamel yahiaoui à rékia
ce texte je l'ai écrit pour ma mére
je le coupe en deux
motié pour ma mére
moitié pour vous
merci pour votre message

la fenêtre du vent

Le vent se transmue
En bouts de voix
Lézarde les tympans
De messages pimentés
Mélancoliques
Adressés par
La mère penchée à la fenêtre
Avide de nouvelles fraîches
De sa chair lointaine
Qui a fui miraculeusement
La voracité
Du destin stagnant

La mère esseulée à la fenêtre
Supplie l’instinct filial
De le faire succomber
Au retour
En appelle à tous les saints
De lui rendre son fils
Du pays inconnu

Elle implore le vent de léguer
La bénédiction chaude
A l’exilé affamé
De maternité
Qui se froisse
De son amour
Amoncelé dans un verre
D’encre fragile

La mère insomniaque à la fenêtre
Convoite l’ombre d’un passant
Lui apportant
Sa bougie
Son sommeil
Embarqués dans la valise ailée

Elle conte les jours évanescents
Offensée par le climat du néant
Descelle les rayons du courage
De la nébuleuse
Excrète ses regrets dignement

Elle adjure la marche
Qu’a traversée sa veine
Atteinte de bougeotte
Arrivera t-elle
Un jour à surmonter
Son échelle de mère?
Parviendra- t - elle
A la paix intérieure ?

Elle tient sur ses genoux
La photo pâle
Se souvient
Désobligée
Par ce papier mou
Dans ses mains moites
S’en plaint
Prie la grâce divine
Et s’énerve

La mère injurieuse à la fenêtre
Condamne le jour méchant
Où le cordon migrateur
A franchi le pas vers l’ailleurs
Ce fichu jour qui renaît
A cette fenêtre minuscule
A chaque sursaut maternel

Elle plonge dans l’attente
Fumante de souvenirs
Sans désemparer
Et chante la berceuse de jadis
Qui enveloppe sa retraite
De tendresse immédiate

La mère dissimule à la fenêtre
Son visage qui laisse libre court
Aux flux des pleurs
De peur que le regard insistant
De son bel amour
Obsédant ses gestes
La découvre blessée
Dans sa chance
Et pleure encore

Elle boit café sur café
Convoque sans cesse
Son vent
Son facteur
Lui confie la parole maman
Bénit l’envol de sa mélopée
Exhale l’odeur de la terre natale
Afin de protéger son espérance
De l’accoutumance à l’exil

L’expatrié ne se détache guère
De la couverture évanouie
Sa patrie pétrie
Sa fresque déchue de vivacité

La mère parle à la fenêtre
Gesticule une dictée d’appels
Dites-lui que je l’attends
Dites-lui que l’olivier
Veille sur nous
Dites-lui que le figuier
Se meurt de légèreté
Dites-lui que le puit
Est plein de résidus
Dites-lui que la chaise
Est restée à côté de la fenêtre
Dites-lui que je suis assise dessus
Dites-lui que les ruches
Débordent de miel
Dites-lui que l’âne
Brait jour après jour
Dites-lui que son lit
Dort tout seul
Dites-lui qu’il n’y a plus
De bois à la grange
Dites-lui que tout le monde
Se plaint de son absence
Dites-lui qu’on l’aime

Je t’écoute mère
De la fenêtre du vent
Identique à ta lucarne
Fidèle à ton poème
Les nuages ont peint
ta voix
tes yeux aussi
fixant les pétunias
De la maison d’en bas
Près du verger
Près de la rive
Ils ont peint le champ
Inopiné de l’incendie
L’arôme sédatif
De la glaise
Les gestes de la robe
Inondée d’indulgence
Enrobée de couleurs
Qui enchantent le vent
Habillée de transparence
Qui adoucit le vide
Enivrée d’altitude
Qui durcit les audaces

Je t’écoute mère
A la fenêtre ambulante
Qui se déplace de ville en ville
Aujourd’hui elle est ici
Je suis dedans
Emporté par le mirage
En route vers la source solaire
Je suis le premier à m’y rendre
A la baie sirupeuse
Je veux te souffler
Ma mélodie ineffable
Je te fredonne l’air
De la cruche fendue
Où nous éteignons
Nos étouffements
Tu sauras que je n’ai pas perdu
Ma mémoire baroque
Je t’envoie mon salut
Indemne d’ouragans
Tu sauras que je n’ai pas été mangé
Par la rouille
Un jour
Je traverserai la fenêtre du vent
Un jour
Je rentrerai par la porte du temps

Posté par yahiaoui, 15 mai 2006 à 22:47

Merci à vous monsieur Yahiaoui

J'écris à Rékia afin de l'avertir de votre message et profite de votre venue pour vous dire mon respect et mon admiration.

Bien à vous
Nathalie

Posté par Nathalie, 16 mai 2006 à 00:30

bonsoir Nathalie,

merci pour la transmision de mon message de soutien a Kamel.
Nathalie vous etes aussi une consoeur?
rekia salutations a tous les artistes et leurs amis.

Posté par reki, 16 mai 2006 à 22:30

Bonsoir Rekia

Kamel yahiaoui est venu lire votre message ici.
Je ne suis pas une consoeur, juste une femme qui aime la poésie , les artistes...
Bien à vous
Nathalie

Posté par Nathalie, 16 mai 2006 à 23:05

exposition "des hommes sans histoire"

MUSÉE DES ARTS DERNIERS
105 rue Mademoiselle
75015 Paris
Commissaire de l’exposition
Olivier SULTAN
06.63.24.42.22
sultan.olivier@wanadoo.fr
Presse Relations Publiques
Hélène LERAY
06.84.08.13.12
01.44.49.95.70
lnleray@hotmail.com
D’après « BROKEN MEMORY »
Une idée originale de
Bernard MÜLLER
DOSSIER DE PRESSE
DES HOMMES SANS HISTOIRE?

« Histoire et spoliation des biens culturels à travers les oeuvres d’artistes contemporains »

BERRY BICKLE
ZOULIKHA BOUABDELLAH
ALEX BURKE
DIAGNE CHANEL
CHARLATAN
SOLY CISSÉ
BRUCE CLARKE
MICHELE MAGEMA
FRANCK SCURTI
ALAIN SECHAS
OLIVIER SULTAN
JEANNE SUSPLUGAS
TCHIF
BARTHÉLÉMY TOGUO
KAMEL YAHIAOUI
EMEKA UDEMBA
MARTIAL VERDIER
DUNCAN WYLIE

29 JUIN – 31 JUILLET 2006
VERNISSAGE PRESSE
LE 29 JUIN À 18H30

Le MUSEE DES ARTS DERNIERS présente
du 29 juin au 31 juillet 2006 «
Des hommes sans histoire ? »

une exposition faisant dialoguer artistes contemporains
africains et européens autour du thème de la spoliation des biens culturels.
Des créations inédites de 18 plasticiens issus de la scène artistique internationale
seront présentées à cette occasion. Les oeuvres feront écho au vide laissé par les objets
dérobés à partir de la période coloniale et relevant des patrimoines nationaux.
Le vide provoqué par cette disparition est le fil rouge de l’exposition.
Après la shoah et les génocides du XXe siècle, le vide a occupé une grande place
dans l’art contemporain. Comment représenter, comment parler d’une impensable
disparition ? De Rothko à Stella, de Perec à Boltanski, l’absence est au coeur de la
création.Absence des personnes mais aussi absence des objets.
Les guerres coloniales, puis les pillages contemporains qui les ont suivis ont vu la
disparition massive du patrimoine ancien de plusieurs continents, en premier lieu,
l’Afrique.
Ces vols, hier comme aujourd’hui, ont contribué à entretenir le mythe d’une
Afrique sans Histoire, chaque objet volé devenant muet sur la civilisation qui l’a
engendré.
« L’idée du brigandage colonial, cette idée qui date du XIXè siècle, est de celles
qui n’ont pas fait leur chemin. On s’est servi de l’argent qu’on avait en trop pour envoyer
en Afrique, en Asie, des navires, des pelles, des pioches, grâce auxquels il y a enfin làbas
de quoi travailler pour un salaire et cet argent, on le représente volontiers comme un
don fait aux indigènes. Il est donc naturel, prétend-t-on, que le travail de ces millions de
nouveaux esclaves nous ait donné les monceaux d’or qui sont en réserve dans les caves
de la Banque de France (…) La présence sur l’estrade inaugurale de l’Exposition
coloniale du président de la République, de l’empereur d’Annan, du cardinal - archevêque
de Paris et de plusieurs gouverneurs et soudards, en face du Pavillon des missionnaires,
de ceux de Citroën et Renault, exprime clairement la complicité de la bourgeoisie tout
entière dans la naissance d’un concept nouveau et particulièrement intolérable : la
« Grande France ». C’est pour implanter ce concept - escroquerie que l’on a bâti les
pavillons de l’Exposition de Vincennes. Il s’agit de donner aux citoyens de la métropole la
conscience de propriétaires qu’il leur faudra pour entendre sans broncher l’écho de
fusillades lointaines » In Ne visitez pas l’Exposition coloniale (1931), appel collectif des
surréalistes, dont André Breton, Paul Eluard, Benjamin Péret, René Char, et Yves
Tanguy. (Tract cité par Philippe Baqué dans « Un nouvel or noir », ed. Paris
Méditerranée, 1999)
A la veille de l’inauguration de grands projets qui passeront par pertes et profits le
contexte dans lequel les objets dits « primitifs » ont été pillés, des événements violents
seront mis sous silence : la conquête, l’expropriation, la conscription obligatoire ou le
travail forcé, autre nom de l’esclavage.
Aujourd’hui, le trafic des oeuvres d’art dits « primitifs » est, d’après Interpol et
Scotland Yard, le second trafic par son importance après celui de la drogue.
Ce trafic et le marché des objets d’art « premiers » qui lui est lié pourraient servir
d’illustration aux thèses économiques les plus libérales, et reproduit les inégalités de la
planète, comme un condensé des défauts du modèle « mondialisé »Mémoire et culture ne font qu’un : les ruines sur lesquelles nous bâtissons notre
présent et projetons notre avenir sont composées des cendres d’un passé que nous
n’avons pas vécu. La réalité de ce passé est à dénicher dans quelques traces, certains
objets, des vestiges. Ces traces ont de la force. Du fait de leur capacité d’évocation, elles
peuvent servir de relais à la mémoire défaillante, or celle-ci est parsemée de blancs.
Le Musée des Arts Derniers propose alors à des artistes contemporains de
soupeser à leur manière, diverses problématiques liées à ces objets dérobés, aux vides
générés ou à la mémoire à recouvrer. Des regards qui passent comme autant de
tentatives de recréer les chaînons manquants de la mémoire défaillante. L’idée est que
l’exposition reconstitue une mémoire qui, pour ne pas être identique à la mémoire
lésée, n’en sera pas moins opérante puisqu’elle la réactualisera à sa mesure.
Comment appréhender les conséquences actuelles de ce drame historique de
manière constructive et sensible ? Si des procédures de restitution d’Etat à Etat sont en
cours, la restitution totale des objets pillés paraît utopique, voire impossible.
C’est pourquoi les artistes de l’exposition « Des hommes sans histoire » ont choisi
le terrain symbolique, celui de l’Art, pour évoquer cette absence.
« Pour devenir une marchandise, passer de l’état d’un objet fonctionnel à celui
d’un objet de plaisir ou de déplaisir, l’objet d’art africain doit d’abord mourir » Roger Somé
(Art africain et Esthétique occidentale, 1998)
En quoi l’histoire de ces objets nous éclaire-t-elle quant aux relations actuelles liant
les sociétés occidentales à leurs anciennes colonies ? Esclavage et conquête coloniale
sont remis à l'ordre du jour pour instruire de façon symbolique le procès de la
colonisation. Quelles traces ces événements ont-ils laissé dans les imaginaires?
C’est à cette réflexion que sont conviés les artistes de l’exposition « Des hommes
sans histoire » Car tous poursuivent un même but : travailler selon leur histoire et
leur sensibilité à l’élaboration d’une mémoire collective qui transformera les
mémoires brisées de ce XXIe siècle balbutiant en une mémoire kaléidoscopique enfin partagée.

INFORMATIONS PRATIQUES

MUSÉE DES ARTS DERNIERS
museedesartsderniers@wanadoo.fr
105 rue Mademoiselle
75015 Paris
T/F 01.44.49.95.70
ACCES
Métro Cambronne - Bus 39, 70, 80, 88, 89
Le musée est situé à l’angle des rues Cambronne et Lecourbe
HORAIRES
Exposition ouverte au public
du 29 juin au 31 juillet 2006 tous les jours
sauf le lundi de 11H - 19H.
TARIFS
Entrée libre
Pour plus d’informations www.art-z.net

Posté par kamel yahiaoui, 18 mai 2006 à 20:41

message pour nathalie

nathalie je vous suis très reconnaissant pour l'intérêt que vous portez à ma peinture.
je vous ai envoyé le dossier de presse pour ma prochaine exposition
je souhaite vous envoyer un visuel mais je ne sais
comment faire, je ne suis qu'un apprenti dans le domaine informatique.
Si vous pouvez m'envoyer une adresse e-mail où l'envoyer.
Je vous remercie d'avance
encore bravo pour la qualité de votre site
je suis ravi des poètes qui y figurent
et certains me sont proches

Kamel YAHIAOUI

Posté par Kamel YAHIAOUI, 18 mai 2006 à 21:24

Merci Kamel
C'est formidable de savoir que vous aimez flâner ici, tout en y laissant un peu de votre art, un peu de vous.

Tout mon respect
toute mon amitié

Posté par Nathalie, 22 mai 2006 à 08:03

citations

citations

Ma peinture c'est mon combat, mon pinceau mon arme.
Ne pas condamner la violence, c'est la revendiquer en silence.
qu'il soit riche ou pauvre, noir ou blanc, le cimetiere egalise les humains.

La terre ne nous appartient pas, mais appartenions a la terre.
C'est l'injustice qui fait d'un homme un revolutionnaire.

Posté par rekia seferdjeli, 04 septembre 2006 à 21:05

Pour vous Rékia

Pour accompagner votre parole :

"Tant que les femmes ne s'en mêlent pas,
il n'y a pas de véritable révolution."

Mirabeau

CONSTITUTION DE L'AN 1
ARTICLE 35 : Quand le gouvernement viole
les droits du peuple, l'insurrection est,
pour le peuple et pour chaque portion du
peuple, le plus sacré des droits et le
plus indispensable des devoirs.

Constitution du 24 juin 1793


Nous sourions du dedans.
Ce sourire nous le cachons maintenant.
Illégal, le sourire
-comme illégal est devenu le soleil,
illégale la vérité.
Nous cachons notre sourire comme nous cachons
dans notre poche la photo de notre bien-aimée
comme nous cachons l'idée de la liberté dans les
plis de notre coeur.
Tous, ici-bas, nous avons un seul ciel et le même sourire.
Demain, peut-être prendront-ils nos vies.
Ce sourire et ce ciel, ils ne peuvent pas nous le prendre.
Yannis Ristos

Bien à vous Rékia

Posté par Nathalie, 04 septembre 2006 à 22:11

peut etre l'age de votre mere

merci a tous ce qui m'ont ecrit,
a Kamel Y pour son merveilleux poeme a sa mere et moi j'ai l'age de sa mere raison de plus pour le soutenir. merci egalement a Yanis Ristos pour sa gentille reponse. il faut etre solidaire dans notre combat celui de la liberte de peindre.Merci aussi a Nathalie.

Posté par morjane, 21 octobre 2006 à 23:19

Bonjour Morjane

Merci beaucoup de vous exprimer ici.
Oui il faut être solidaire face aux injustices
et aux souffrances qui touchent une majorité
de personnes sur notre planète.
Les artistes doivent pouvoir exercer leur art en toute liberté.
Ils sont aussi nécessaires à la vie que les arbres.
Sans eux, sans vous,
le monde serait irrespirable.

Très cordialement
Nathalie

Posté par Nathalie, 22 octobre 2006 à 00:02

sivadi

j'ai lu queques commentaires .j'ai lu quelques poesies et c'est bien de se rappeler que nul ne peut faire l'unanimité.seulement je traduit ce vieil adage " si le sort s' abat sur toi; oh homme de grandes vertues danse devant le singe tant qu'il est roi " à bon entendeur salut

Posté par azrine, 25 janvier 2009 à 15:53

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