LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

20 novembre 2005

Le regard bleu

maulpoix1

.

Nous connaissons par ouï-dire l’existence de l’amour.

Assis sur un rocher ou sous un parasol rouge, allongés

dans le pré bourdonnant d’insectes, les deux mains sous

la nuque, agenouillés dans la fraîcheur et l’obscurité d’une

église, ou tassés sur une chaise de paille entre les quatre

murs de la chambre, tête basse, les yeux fixés sur un rec-

tangle de papier blanc, nous rêvons à des estuaires, des

tumultes, des ressacs, des embellies et des marées. Nous

écoutons monter en nous le chant inépuisable de la mer

qui dans nos têtes afflue puis se retire, comme revient

puis s’éloigne le curieux désir que nous avons du ciel, de

l’amour, et de tout ce que nous ne pourrons jamais tou-

cher des mains.

Jean-Michel Maulpoix  Une histoire de bleu

http://www.maulpoix.net/index.html

Jean-Michel Maulpoix dans lucarne : ICI
et
 

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Commentaires

    nous rêvons, lorsque nous ne pouvons pas toucher,
    et nous touchons lorsque nos rêves prennent formes et chair.

    Posté par tgtgtgtg, 24 novembre 2005 à 12:19
  • ...nos rêves jouent à cache-cache et nous courons après...
    bises tgtgtgtg

    Posté par Nathalie, 24 novembre 2005 à 13:20

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