05 juillet 2008
« Les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux » Alphonse Allais
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EMMA LA MER
Ces quelques minutes à longer la mer
c'était cruel en compagnie d'Emma
toujours à longer jamais allongés
toujours à bander jamais d'abandon
Emma me dit non parle-moi
parle-moi d'amour parle-moi d'Emma
tu ne veux pas parlons du temps qu'il fait
il fait un soleil à désespérer
mais avec Emma fini d'espérer
avant d'avoir seulement commencé
tu as tort Emma moi la douceur même
ou je ne sais pas parlons politique
dis-moi ce que tu lis en ce moment
elle a l'air inculte or elle a un cul
mais délicieux clair comme un sourire
ah qu'avec Emma ça devient amer
ces longues minutes à longer la mer
Ludovic Janvier
("Doucement avec l'ange",
Gallimard, 2001)
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11e PRINTEMPS DES POETES :
du 2 au 15 mars 2009 sur le thème « En rires »
C'est mal connaître la poésie que de la cantonner à
une gravité sourcilleuse, austérité, spleen et mélancolie !
Si elle s'attache certes aux grandes questions et aux
grands enjeux de l'existence, elle ne s'interdit pour le faire nul moyen.
Depuis les fatrasies médiévales jusqu'aux actuels chahuteurs de langue,
en passant par les pataphysiciens ou les dadaïstes,
la poésie n'a cessé de recourir au burlesque, à l' humour, à la satire.
Oui, tous les rires sont dans la poésie, sauf le vulgaire et le mesquin,
car même s'il rit, le poète reste poète :
questionneur, rebelle et
éveilleur de conscience.
Jean-Pierre Siméon
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Le Printemps des Poètes propose que l'édition 2009
soit l'occasion d'un éclairage particulier sur l' œuvre de Jean Tardieu.
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VACHEMENT
aime
aime
aimeeuh
aime-la
aime-la la vache
aime-la follement
aime-la rageusement
aime-la folle la vache
aime-la enragée la vache
aimeeuh-la entièrement
aimeeuh le lait de vache
aimeeuh la bouse de vache
aimeeuh la peau de vache
aimeeuh la vache qui rit
aime-la
et ferme-la
ferme la vachette
à double tour
Hamid Tibouchi
(extrait de "desOrdres",
inédit)
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Merci, Hamid.
04 juillet 2008
Complicité
SOURIS ENCORE
![]() |
Les cheveux les plus sales sont ceux de Franky
Franky, Franky
le nez
Franky, Franky
les ongles
Franky, Franky
mais les dents
Franky, Franky
Franky, Franky |
Un poème extrait du recueil L'Oiseau sans arme
de Marie-Léontine Tsibinda. (1997)
© Marie-Léontine Tsibinda. Illustration de Michel Hengo
Source : http://aflit.arts.uwa.edu.au/FEMEChome.html
28 juin 2008
Concert
Concert
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Sale Petit Bonhomme
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Le 3 juillet à 19h00
Buxerolles (86)
Place des Peupliers
1er album juin 2008
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Renseignements : 0549515721
salepetitbonhomme@yahoo.fr
Appel de Marie-Fanny, infirmière.
Réveillons les
consciences... la fois... Faut-il
Aujourd'hui,
je fais appel à vous, parce que j'ai besoin de vous.
Je
suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune
presse,
même dans les discours de nos chers politiques, personne ne
parle de ce qui
se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi
qui le vis de
l'intérieur, je vous garantie qu'il y a de quoi sauter au
plafond
!
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire
pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.
Je
suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne
et
thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une
capacité
d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des
urgences.
Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés
sur le plan
médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et
efficace de la part
des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de
ménage (ASH) ont elles aussi
un rôle important, car au détour d'un
couloir ou pendant qu'elles nettoient
une chambre, elles peuvent être
les premiers signaux d'alarme d'un patient
en détresse. Sans parler de
leur travail primordial pour assurer l'hygiène
des services, rôle majeur
dans la lutte des infections
nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes
de jour et de nuit sont
indépendantes, je ne travaille que le jour
matin-soir)
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
2
infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
1 infirmière + 1
aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service
minimum, autrement dit, c'est le
minimum règlementaire pour assurer la
sécurité des patients. Or il faut
savoir que nous n'avons jamais de
personnel en plus et que la tendance
actuelle est de nous faire tourner en
sous-effectif de manière presque
systématique les soirs et les weekends,
soit un seul infirmier pour 21
patients.
Depuis 2 mois,
une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est
pas remplacée, une
autre est en arrêt de travail qui risque d'être
prolongé cet été et n'est
pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc
plus que 6 infirmiers au lieu de
8 à assurer un roulement sur 4
semaines, jours de semaine, weekend et fériés
compris. Alors nous
effectuons 1 puis 2 puis 3 weekend supplémentaires (nous
en travaillons
déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le
service
tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de
rythme
incessantes. Si bien qu'il devient impossible de prévoir quoi que ce
soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier
moment pour cause : boulot!
Samedi dernier, le 14 juin
2008, une autre collègue s'est arrêtée et,
étant la seule infirmière du
soir, il n'y avait donc personne pour
prendre la relève du matin... C'est un
infirmier des urgences qui a été
détaché de son service pour venir dans le
nôtre, qui a assuré les soins
de nos 21 patients, alors qu'il ne les
connaissait pas, et qui a dû
faire face en plus à une situation d'urgence
vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an
en étant remplacée de manière très
ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes
du service à se partager un
roulement sur 4 semaines, jours de semaine,
weekend et fériés compris.
Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous
les jours, la totalité
des 16 chambres du service de fond en comble (vitres,
mobilier, murs,
WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office,
douche, WC,
couloirs), la salle de soins...
Il faut
savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation,
puisqu'un gros
complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord,
promettant parait-il
des technologies de pointe, des locaux modernes et
surtout des soins
efficaces et de qualité...
Alors expliquez-moi comment être
à la hauteur de ces exigences quand le
personnel est déjà largement en
sous-effectif? L'hôpital refuse
d'embaucher, car déficit budgétaire, mais
préfère faire appel à
l'intérim, qui coûte plus cher que des
contractuels...
Hier, j'étais normalement en "repos" et
j'ai passé une bonne partie de
ma journée à démarcher la Médecine du
Travail, les syndicats et à parler
avec notre chef de service, pour essayer
de trouver des solutions pour
que notre direction nous
entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef
de service, qui connait
la valeur de notre travail et sait que nous ne
protestons pas pour rien.
Il nous connait suffisamment pour lui même remuer
ciel et terre pour
qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous
soutient parce
que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre
gouvernement
asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de
travailler
au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment
d'Hippocrate.
Je dors très mal et pour être honnête je
pense au boulot constamment.
J'ai peur que le stress me fasse oublier un
soin, que la pression
m'empêche de prendre le temps avec un patient déprimé,
que la fatigue me
fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un
produit au mauvais
patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me
transforme en assassin,
involontairement, parce qu'on aura laissé la
situation se dégrader.
Parce que nous sommes tous responsables : je suis
l'infirmière
d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain.
VOUS pouvez
être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre
proche.
Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maitrise
pourtant.
Mais je suis humaine avant tout.
Vous serez ceux qui
pâtiront du manque de soignants dans les services :
je n'aurai pas pu
prendre le temps de vous donner des nouvelles du
patient que vous aimez, je
n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à
conscience de ce qui
se passe dans les hôpitaux???
Aujourd'hui, j'ai besoin de
vous. Merci de bien vouloir transférer ce
mail de manière la plus large
possible, pour informer le plus de monde
possible. Si vous connaissez des
personnes du monde hospitalier,
journalistique, politique ou autre,
n'hésitez pas à les solliciter.
Il faut se mobiliser en masse pour être
plus efficace, moi toute seule,
je n'intéresse
personne.
Merci pour votre
attention!
Marie-Fanny.
25 juin 2008
Pierre Parent
24 juin 2008
coucou
23 juin 2008
La chanson de Germaine
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Bohémienne aux grands yeux noirs
.
J'étais blasé de cueillir en vain,
Des baisers profanes
Quand j'ai croisé sur le grand chemin
Ma belle gitane
J'ai voulu la suivre un jour
Dans sa caravane
Comme une tzigane
Eperdu d'amour
Je chante à mon tour
Bohémienne aux grands yeux noirs
Tes cheveux couleur du soir
Et l'éclat de ta peau brune
Sont plus beaux qu'un clair de lune
Bohémienne aux grands yeux noirs
J'ai vibré d'un tendre espoir
Je voudrais que tu sois mienne
Bohémienne.
Ne vois-tu pas que mon cœur ardent
Est sous ton empire
Que sous tes pas j'implore et j'attends
Ton plus doux sourire
Les tarots de ton grand jeu
N'ont pu te le dire
Mais tu peux lire
Au fond de mes yeux
Ce plus tendre aveu
Bohémienne aux grands yeux noirs
Tes cheveux couleur du soir
Et l'éclat de ta peau brune
Sont plus beaux qu'un clair de lune
Bohémienne aux grands yeux noirs
J'ai vibré d'un tendre espoir
Je voudrais que tu sois mienne
Bohémienne.
Tino Rossi
20 juin 2008
Bataille d'eau
Doudou, tu as eu droit au son, voici l'image.
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14 juin 2008
L'homme rêve le songe des choses,
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le
temps médite les rêves
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de l'homme.
Octavio Paz
Pour Emma
13 juin 2008
Bella ciao !
Oh,
là là ! Crime de sang ! Ancienne brigadiste ! Terroriste ! Au nom de
quoi viendrait-elle protester, cette Marina Petrella ? Mais au nom de
la parole donnée par un président de la République Française aux
réfugiés italiens, au nom d'une décision de la justice française la
déclarant inextradable, au nom d'une loi italienne qui ne rejuge pas un
condamné par contumace, au nom d'un jugement prononcé à l'époque par
des tribunaux d'exception, au nom de sa fille de dix ans qui n'a rien
demandé à personne, au nom de son mari qui lui a offert une nouvelle
vie, au nom de ses amis qui l'estiment et qui ne l'abandonnent pas, au
nom de la police française qui l'arrête au gichet d'une préfecture
alors qu'elle se présente pour régler des papiers de voitures, au nom
des responsables politiques qui laissent croire qu'on lui a mis la main
dessus après une longue traque ou tout au moins qu'elle se planquait
alors que, comme tous les autres réfugiés italiens, la police connait
son adresse et sait depuis toujours où la trouver, au nom de
l'administration française qui lui a permis de passer un concours et
pour laquelle elle travaille depuis plus de quinze ans en tant
qu'assistante sociale, au nom de la république à laquelle elle paie
chaque année ses impôts, au nom de l'hypocrisie des journalistes qui
reprennent les dépêches AFP ou les déclarations des ministres sans se
donner la peine de faire leur job et d'apporter la plus petite
contradiction ou le moindre éclairage sur une situation pour le moins
complexe, au nom du travail de pardon que se refuse l'Italie avec ses
années de plomb, au nom de Carla Bruni Tedeschi Sarkozy (autre réfugiée
italienne dont la famille fut menacée par les brigades rouges) qui
n'influence sans doute pas le regard de son mari sur cette affaire, au
nom d'un hyperprésident qui va prendre très bientôt les rênes de
l'europe et qui a besoin du soutien de Berlusconi, au nom de l'état
psychique et physique de cette femme en pleine dérive et qu'on laisse
mourir à petit feu, un nom d'une fin annoncée dont Fillon signataire du
décret d''extradition se lavera bientôt les mains...
Signer la demande d'application humanitaire à Marina Petrella sur Parole donnée
11 juin 2008
Sale Petit Bonhomme
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Bonjour,
Sale Petit Bonhomme
sera en concert
jeudi 12 juin à 19h
Auberge de Jeunesse (Poitiers sud)
dans le cadre du festival
"Ecoutez Voir!"
http://www.myspace.com/salepetitbonhomme
08 juin 2008
Leaders mondiaux: stoppez la crise alimentaire
Pétition pour l'ONU et les dirigeants mondiaux:
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Nous vous demandons d'agir immédiatement afin de mettre fin à la crise
alimentaire mondiale en mobilisant des fonds d'urgence pour empêcher la
famine, la suppression des incitations aux effets pervers de
transformer les aliments en biocarburants et la gestion de la
spéculation financière. S'attaquer aux causes sous-jacentes en mettant
fin à des politiques commerciales nuisibles et investir massivement
dans la productivité agricole durable dans les pays en voie de
développement.
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Pour signer la pétition: ICI
En passant
02 juin 2008
Casimiro de Brito
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Casimiro de Brito
Trois fragments du “Livre des Chutes”
Traduction de Catherine Dumas.
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"Muitas maravilhas existem, mas nenhuma
tão prodigiosa como o homem (...)
Soube descobrir recurso para tudo;
só contra a Morte, embora inventasse defesas
para lutar contra a doença traiçoeira,
é que ele em vão clamou por auxílio."
Sófocles, Antígona
“De toutes les merveilles de la nature,
la plus étonnante, c’ est l’ homme (...). Fécond
en ressources, il a trouvé l’ art d’ échapper
aux maladies les plus cruelles; mais son art
est impuissant pour échapper à la mort.”
Sophocle, Antigone.
1
Um homem
vai no seu corpo
e subitamente
cai. Ouço
desmoronar-se
a sílica do coração.
E ouço também
a terra e o ar
acolherem os ossos
do filho pródigo.
Em si este acontecimento
não é nada original
mas dói. O vento
do Outono
morde-me os ossos
e dói.
1
Un homme
va dans son corps
et subitement
il tombe. J’entends
s’effondrer
la silice de son coeur.
Et j’entends aussi
la terre et l’air
accueillir les os
du fils prodigue.
En soi, cet événement
n’a rien d’original
mais il fait mal. Le vent
de l’Automne
mord mes os
et ça fait mal.
90
Sento-me à sombra da última faia
e bebo! Já não sei cantar. Um homem
vai no seu corpo e subitamente
cai____ um bicho igual à chuva e ao vento,
ao útero da terra escura
sob as últimas árvores. Bebo
vinho e depois saliva e depois
a memória dos frutos que comi, o cheiro
das mulheres que amei
enquanto não caio, enquanto a loba
não vem. A cigarra
já não sabe cantar. Os reis do Ocidente
queimam a terra,
os reis do Oriente queimam o mar.
90
Je m’ assieds à l'ombre du dernier peuplier
et je bois! Je ne sais plus chanter. Un homme
va dans son corps et subitement
tombe — une bête pareille à la pluie et au vent,
à l’ utérus de la terre obscure
sous les derniers arbres. Je bois
vin et puis salive et puis
la mémoire des fruits que j'ai mangés, l’ odeur
des femmes que j'ai aimées
tant que je ne tombe pas, tant que la louve
ne vient pas. La cigale
ne sait plus chanter. Les rois de l'Occident
brûlent la terre,
les rois de l'Orient brûlent la mer.
322
Só quem sofreu durante muito tempo
poderá escrever um poema de amor.
Chega o dia em que o som do vento
e a febre das folhas que vão caindo
já não trazem desgraça, apenas o sussurro,
a perdição amável de quem vive
a sombra e o verão. Assim viajo
até ao voo derradeiro
para dentro da pedra — um ovo!
E voar de novo, “à barca, à barca (…) oh, que maré
tão de prata!” — e cantar de novo,
de pedra em pedra, de ovo em ovo.
Faça-se então
o ofício da dor. Talvez me seja dado
um poema de amor.
Gil Vicente. Camões.
322
Seul qui a longtemps souffert
pourra écrire un poème d’ amour.
Le jour arrive où le son du vent,
la fièvre des feuilles qui vont tombant
m’ amènent plus de malheur, le murmure seulement,
l’ aimable perdition de qui vit
l’ ombre et l’ été. Ainsi je voyage
jusqu’ au vol ultime
au dedans de la pierre — un œuf !
Et voler de nouveau, “à la barque, à la barque (...) oh, quelle marée
si toute d’ argent!” — et de nouveau chanter,
de pierre en pierre, d’ œuf en œuf.
Qu’ advienne alors
l’ office de la douleur. Me sera peut-être donné
un poème d’ amour.
.
Le site de l'auteur http://casimirodebrito.no.sapo.pt/
.
Poète, romancier, contiste et essayiste.
Né à Loulé (Algarve), en 1938.
A fait ses études en l’Algarve et à Londres. A vécu quelques années en Alemagne.
Commença a publier en 1957 (Poemas da Solidão Imperfeita) et a publié 40
titres depuis.
Participa au mouvement “poesia 61”, lequel a changé le cours de la poésie
portugaise contemporaine.
Plusieurs prix littéraires, parmis lesquels le Prix International Versilia,
de Viareggio, pour la “Meilleure Oeuvre Complète de Poésie”, attribué à son
œuvre Ode & Ceia (1985), réunissant ses dix premiers recueils de poésie,
le “Pen Club de Poésie”, pour Opus Affettuoso et récemment le Prix
International de Poésie Léopold Senghor, pour son travail poétique.
Directeur de plusieurs revues littéraires, parmis lesquelles “Cadernos do
Meio-Dia” (avec António Ramos Rosa), les cahiers “Automne”, “Février” et
“Novembre” (avec Gastão Cruz), “Loreto 13” (revue de l’Association Portugaise
d’Écrivains - A.P.E.). Directeur de la collection de poésie “Grito Claro”.
Ses œuvres sont inclues dans plus de cent anthologies, publiées dans plusieurs
pays. Participa à d’ innombrables récitaux, festivals, congrès d’écrivains,
conférences, un peu partout au Portugal et dans le monde.
Il est l’actuel Président du P.E.N. Club Portugais et a été Président de
l’Association Européenne pour la Promotion de la Poèsie, à Louvain. Directeur
des festivals internationaux de poésie de Lisbonne, Madère et Faro. Conseiller
de WHA-World Haiju Association, Tokyo.
Ses poèmes ont été
traduits en galicien, espagnol, catalan, italien, français, corse, anglais,
alemand, flamand, holandais, suédois, polonais, grec, roumain, bulgare,
servo-croate, slovenne, macédoine, yiddish, chinois, japonais, etc.
Traducteur de poésie, nottament d’ haiku. Vient de publier ao Brésil,
avec le poète japonais Ban’ya Natsuishi, une Anthologie de la poésie japonaise
contemporaine.
01 juin 2008
Josyane De Jesus-Bergey
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey 2008
.
.
Je vais
au pire dire je
m’installe il se peut
qu’en des anciennes habitudes
Je
ne me déchausse pas
Aucun regret
C’est ainsi le murmure
du visage vrai.
Toujours
la nuit réveille-toi de
ces odeurs
de chambre
de ces rigoles
qui courent
plus vite que ta nuit
Ombre
ne cherche plus ton ombre
baisse ta garde
laisse venir un
autre jour pour apprendre !
Josyane De Jesus-Bergey 2008
C’est ainsi donner
le ciel pour ses nuages
pas le visible
pas la lumière tombée
et ses vérités
qui me vont bien.
Mais
Un temps de vent
sur les cailloux
Un temps
de n’importe quoi
Quand
ton rire du devant
jusqu’à… l’extrême pointillé
dessine mes nuits
*****
Le mur et tu
dis
je vieillis comme
les enfants
il n’y a pas d’avance
rien que couper le temps
de ce gâteau trop
vite émietté.
Tout près d’ici
L’inhabitable
quand les restes
me vont bien.
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey
.
.
.
.
.
Quelque chose
de ces temps faisandés
pas encore la mort
des oiseaux
sans lumière ou presque.
De nous
encore des matins
lessivés
Poursuivre ce labour
des champs
juste pour décider
ce qui restera beau.
********
La veille
à la première heure
on passe
les genoux pliés
ainsi plus facile
de basculer
le front à peine
derrière la vitre.
Répondre aux questions
Qui ne se posent plus.
Je dis
la terre valide nos silences.
*********
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey
Jour
et plus beau que ces mots
de sable
tu frappes à ma montagne
jour de terre où
des mains pas d’hiver
non plus
des mains se cherchent.
Comme si le temps coupé
croulait le lierre.
Voie
voie de feu qui s’installe
chaque forme retient
les pages
d’un arbre vieilli de mille ans.
il faudrait plus de tempête
à ce sang mûr
à ces rythmes
d’une marée qui m’épuise.
Il faudrait
se coucher nu pour apprendre.
********
On dirait presque droit
le geste au bord
d’une rupture qui te regarde
Dans quel espace
de nous
se bascule la chambre
On ne sait jamais
pourquoi la nuit arrive.
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey 2008
.
.
.
Je dit le souvenir
me peuple de ces petits riens
sans la langue Je
rajoute la terre
poussée par des éclats
d’une rue où les fantômes
se perdent
Quand
l’hiver vient sous la peau.
**********
Il n’y a pas
ce vent qui
glisse entre les doigts
Pas de pas
perdus dans les chemins déserts
Quelques oiseaux emmurés
à l’abri
et
tout s’arrête
à hauteur de ventre.
Ainsi
avoir mal à l’enfance
c’est peut-être survivre !
« Plus vite que ta nuit » extraits
Josyane De Jesus-Bergey 2008
.
D'autres textes de Josyane De Jesus-Bergey ICI
31 mai 2008
Tendresse
28 mai 2008
Ne laissons pas mourir l'action culturelle et solidaire sous Sarkozy !
Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et
d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par
la politique du président de la République. Créateur de lien social et
d’emplois, le tissu associatif culturel contribue à l’épanouissement
des individus, encourage leur créativité et leur émancipation en
plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de
l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où
il agit, des visions sensibles et solidaires du monde. Dans des
domaines aussi divers que les cultures urbaines (danse hip hop, rap,
slam…), les musiques actuelles, les musiques savantes, le cirque, les
arts de la rue, les arts plastiques, la danse, le théâtre, la
marionnette, la poésie, les arts numériques, le cinéma, la vidéo, la
littérature, le conte, etc., une multitude de projets, de lieux et
d’organismes favorisent les initiatives de création, diffusent les
œuvres, multiplient les démarches d’éducation artistique et culturelle,
encouragent les pratiques en amateur, dans un souci constant de
concertation et de partage avec la population de leur territoire. C’est
ainsi que des catégories sociales, qui restent trop souvent à l’écart
des lieux culturels intimidants, se retrouvent impliquées d’une manière
ou d’une autre dans des projets qui génèrent de la confiance,
accroissent leur capacité à décoder le monde et à agir...
Pour lire la suite ICI
27 mai 2008
Huguette Bertrand
.
.
TRIANGLE
Elle
est noire
je suis blanche
nous sommes jaunes
humaines triangulaires
reliées à nos espaces
pareillement intimes
Nous sommes différences
et pourtant si humanité
dans un espace aussi restreint
entre les mers agitées
entre le vent la pluie
les pleurs pareillement pleurs
Dedans
nos veines
le sang pareillement sang
pousse des cris
arrachés aux chaînes
dedans nos cris
le sang murmure
je t'aime
Huguette Bertrand - 01.01.98
extrait du recueil «Strates amoureuses»
Le site de l'auteure : http://www.espacepoetique.com/poete/poete.html








































