26 novembre 2009
Norbert Paganelli, Un Sel d’argent : Mimoria arghjintina, Ghisonaccia : La Gare, 2009. Sur des photos de Joseph Nicolaï.
Avec une préface de Marie-Jean Vinciguerra.
UN SEL D’ARGENT / Mimoria arghjintina
envoyé par cacciamosca. - Découvrez plus de vidéos créatives.
"Norbert Paganelli a extrait des archives de Joseph Nicola... Afficher davantageï 73 clichés. Sa sélection n'a rien de thématique. L'œil du poète s' est simplement posé plus fortement sur certaines photos que sur d'autres. Un arrêt sur image qui ne dit rien de plus que la résonance, et qui la traduit en mots. Et comme si le poète sentait plus que Foucault ne l'a jamais décrit le pouvoir propre de la langue, il a laissé chacun des deux idiomes qu'il pratique se déployer dans son espace propre. Est-ce toujours la même scène et la même émotion ? Peut-être, mais les manières d'en rendre compte et d'ajuster les mots au ressenti semblent emprunter des voies bien différentes, plaçant la poésie elle-même dans une sorte d'entre-deux impalpable, entre les mots et les choses. Et les mots eux-même, dans une sorte de non-lieu absolu où ils sont bien plus que les sonorités du langage, et bien plus que les traces servant à les noter : une figure de l'esprit. Et les images elle-mêmes sont entraînées dans cette dynamique où le lieu comme le temps perdent leur consistance et se diffusent dans cet autre ailleurs qui serait alors, comme le suggère Marie-Jean Vinciguerra dans sa belle et profonde préface, l'âme même de la Corse. Inaltérable. Intemporelle."
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SOURCE : http://isularama.canalblog.com/archives/2009/11/19/15859078.html
Le site de Norbert : http://invistita.fr/poesie-corse/norbert-paganelli/
24 novembre 2009
L'espace galerie EUROPIA présente "Traité de navigation", une exposition de Hamid TIBOUCHI
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Allez voir, c'est magnifique ! ----- ) http://europia.org/Tibouchi2009/galerie.htm
http://europia.org/Tibouchi2009/bio.htm
22 novembre 2009
A propos de "Comme un silence dans un souffle" de Patrick Lannes
Article de François Xavier Maigre http://www.fxmaigre.blogspot.com/
Présentation du recueil de Patrick dans la lucarne :http://memoireduvent.canalblog.com/archives/2009/10/04/15300997.html
Jeanne Madic
Photographe, comédienne et musicienne, Jeanne Madic est née en 1981.
20 novembre 2009
Premières pubications de la toute nouvelle maison d' édition Mots Tessons

Ils
sont là ! ils sont beaux, neufs, frais et n'attendent plus que vos yeux
et vos doigts nombreux. Nos amis des cotisations vont être heureux de
recevoir prochainement les ouvrages de Mathieu Brosseau et Philippe
Rahmy/Stéphane Dussel.
Plaisir d'un temps, plaisir de toujours.
Nous assurons un service continu pour toutes les les demandes. Prenez le train et faites circuler,
Merci à vous tous,
Les éditions Mots Tessons.
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Les éditions Mots Tessons : http://motstessonsed.canalblog.com/
Les éditions Mots Tessons publient des textes originaux de poètes et
d'écrivains contemporains. Certains livres présentent une collaboration
avec des artistes.

Ils sont là ! ils sont beaux, neufs, frais et n'attendent plus que vos yeux et vos doigts nombreux. Nos amis des cotisations vont être heureux de recevoir prochainement les ouvrages de Mathieu Brosseau et Philippe Rahmy/Stéphane Dussel.
Plaisir d'un temps, plaisir de toujours.
Nous assurons un service continu pour toutes les les demandes. Prenez le train et faites circuler,
Merci à vous tous,
Les éditions Mots Tessons.
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Les éditions Mots Tessons : http://motstessonsed.canalblog.com/
18 novembre 2009
17 novembre 2009
Exposition hommage à Guermaz
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http://www.proscenium.ch/guermaz/cosmique.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelkader_Guermaz
15 novembre 2009
14 novembre 2009
François-Xavier Fagniez
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13 novembre 2009
L'anthropologue Marcel Detienne s'interroge sur les usages de l'identité nationale, et ses dangers. Entretien Sylvain Bourmeau.
Marcel Detienne – 1. Comment être français (Mediapart)
envoyé par Mediapart. - L'actualité du moment en vidéo.
Marcel Detienne – 2. Sur l'identité nationale (Mediapart)
envoyé par Mediapart. - L'actualité du moment en vidéo.
12 novembre 2009
11 novembre 2009
Max Partezana
"Né à Auch en 1956, je vis et travaille à Arcachon depuis 1994.
Mon parcours est marqué par mes racines italiennes, émaillé de rencontres au cours d'une vie itinérante. Autodidacte et solitaire, j'ai depuis toujours trouvé refuge dans la littérature et l'univers pictural.
Après avoir exercé plusieurs métiers, notamment dans le vin, je me consacre entièrement à la peinture depuis 1995.
Intéressé par certains des artistes de l'école de Nice Arman, Gilli , Raysse et ceux de supports/surfaces ,surtout Viallat, Pincemin.., mais aussi d'autres comme François Rouan et Claude Lagoutte je trouve ma technique à partir de mon goût des vieux livres , commençant par construire des œuvres sur papier , assemblages de pages de livres anciens , que je me suis mis à peindre , puis à découper , élaborant mon propre livre : autant de fragments , autant de pages ."
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Pour regarder les magnifiques peintures de Max Partezana : http://maxpartezana.com/
les paensements d'Arrière-arrière-grand-maman
Ce sont d'abord des peintures, trois ou quatre, qui ont ouvert un sillon rouge et sans voix. Puis très vite des textes inattendus ont jailli. Écriture et peintures se sont mises à s'ouvrir, à s'extraire mutuellement l'une de l'autre. C'est dans cet intranquille entre-deux que les paensements d'Arrière-arrière-grand-maman ont été déterrés.
http://animalgraphique.canalblog.com/
http://remue.net/spip.php?article3422
A lire sur Poezibao: Critique
argumentée de Yann Miralles de "Les paensements
d'Arrière-arrière-grand-maman"
10 novembre 2009
SOIR - TARDE
Je t'aime parce que je t'aime et voilà tout
et de t'aimer j'en arrive à ne pas t'aimer
et de t'attendre alors que je ne t'attends plus
mon cœur peut en passer du froid à la brûlure.
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Je ne t'aime que parce que c'est toi que j'aime,
et je te hais sans fin, te hais et te supplie,
et la mesure de mon amour voyageur
est de ne pas te voir, de t'aimer en aveugle.
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Et si, lumière de janvier, tu consumais
ton rayon cruel, et mon cœur tout entier,
me dérobant la clef de la tranquillité ?
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En cette histoire je n'arrive qu'à mourir
et si je meurs d'amour, c'est parce que je t'aime,
parce qu'amour, je t'aime, et à feu et à sang.
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Pablo Neruda
La Centaine d'amour
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Neruda
08 novembre 2009
Aimé Césaire
Pour Nacer
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Picasso Césaire
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Acte 1
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(Pendant que lentement se lève le rideau
on entend l’écho.)
L’écho
Bien sûr qu’il va mourir le rebelle. Oh il n’y
aura pas de drapeau même noir, pas de coup
de canon, pas de cérémonial. Ça sera très sim-
ple quelque chose qui de l’ordre évident ne
.déplacera rien, mais qui fait que les coraux
.au fond de la mer, les oiseaux au fond du ciel,
les étoiles au fond des yeux des femmes
.tressailliront le temps d’une larme ou d’un
.battement de paupière.
Bien sûr qu’il va mourir le rebelle, la meilleure
raison étant qu’il n’y a plus rien à faire dans
cet univers invalide : confirmé et prisonnier
de lui-même…Qu’il va mourir comme cela est
écrit en filigrane dans le vent et dans le sable
par les sabots des chevaux sauvages et les bou-
cles des rivières…
Gibier de morgue ce ne sont pas des larmes qui
te conviennent, ce sont les faucons de mes
poings et de mes pensées de silex, c’est ma muette
invocation vers les dieux du désastre.
Architecte aux yeux bleus
Je te défie
prends garde à toi architecte, car si meurt le
Rebelle ce ne sera pas sans avoir fait clair
pour tous que tu es le bâtisseur d’un monde
de pestilence
architecte prends garde à toi
qui t’a sacré ? En quelle nuit as-tu troqué le
compas contre le poignard ?
architecte sourd aux choses clair comme l’arbre
mais fermé comme une cuirasse chacun de tes
pas est une conquête et une spoliation et un
contresens et un attentat
Bien sûr qu’il va quitter le monde le Rebelle ton
monde de viol où la victime est par ta grâce
une brute et un impie
architecte Orcus sans porte et sans étoile sans
source et sans orient
architecte à la queue de paon au pas de cancer
à la parole bleue de champignon et d’acier.
prends garde à toi
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(Le rideau est levé.)
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Aimé Césaire
Et les chiens se taisaient
Théâtre Présence Africaine
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http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cesaire.html
http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_cesai.htm
07 novembre 2009
Poème à André
Kamel Yahiaoui - Spèctre, 1997
Ô Casbah
ma peau
je lègue mon âme aux mille acres de terres
vaillantes
mes yeux mes mains mon sexe ma peau et mon ocre
j'offre mes arcanes ancestrales des blancs de la chaux
au
feu qui réanime mes doigts griffeurs sur le miroir
qui reflète
les vestiges de la sphère évanouie
chaque rêve muré de sursauts
étreint ma gorge
j'ai franchi le seuil de l'impasse Médée
dans mon lit dort la tenaille du vieux sabre
vient à ma
rencontre la filante lueur de la rue du chagrin
toutes les nuits
elle danse nue sur mes épaules excédées
elle forme les voutes
imbibées de tourments enflammés
la pierre tombante fait
suinter le pourpre de l'age ottoman
elle saigne à flot dans les
petits ponts de la cité vierge
en goutte à goutte elle distille
le sérum de la force
mon amour adossé aux signes des portes
bienveillantes
ah si le feuillet virginal de l'espérance
pouvait atteindre le seuil de mon asile
afin que le filon de ma racine s'élève
jusqu'aux terrasses des amants
je
vois le mur au-dessous du tag s'écarquiller
l'enfant à même le
sol dessine une marelle
il joue son rêve préfacé par les cris
sautant sur des numéros
en haut de Bab Djedid crèche
l'escadron de la fortune
à la Casbah pleure une fontaine
dépourvue de l'eau
au marché du linceul les fauchés méditent
leur dernier voyage
le désordre humain loge dans ma
valise
je grave infiniment la mémoire de l'ombre
au rythme des
saisons ponctuelles
celles qui n'obéissent guère à l'horloge
maligne
quand j'écoute le murmure du vent
et l'écoulement de
l'air
toutes les brumes virent au soleil
levant
je pleure alors le soleil couchant
Kamel Yahiaoui
1 mai 2009
01 novembre 2009
A la mémoire de Kateb Yacine
Kamel Yahiaoui , 1987- Kateb Yacine
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Yacine
en ces vingt ans d'absence
premier novembre, date ancrée dans ma chair
je me souviendrai de toi à la Casbah avec M'hamed, momo et papa
à l'assaut de l'impossible brouillard
je me souviendrai de toi quand pour la première fois
j'ai fait connaissance avec le vertige de l'amour
je me souviendrai de toi quand le froid a atteint la flamme
de mon corps et que ta demeure salutaire sur moi veillait
je me souviendrai de toi quand tu venais porter secours à mon coeur
amoureux
je me souviendrai de toi tu m'as offert ton lit quand je fus
expulsé de la paternité
je me souviendrai de toi, tu m'as interdit de boire de l'alcool
tu connaissais sa traitrise
je me souviendrai de toi, tu m'as pris dans tes bras quand
M'hamed est parti
je me souviendrai de toi quand j'avais honte de parler mon Kabyle
tu m'a dit le Français est une épine
je me souviendrai de toi, maman affolée tu l'a rassurée
avec un couffin de fraternité
je me souviendrai de toi et l'aube nous est dérisoire Ali Zaamoum
pleurait la patrie
je me me souviendrai de toi le doigt sur la joue tu disais Kablout
est mon ancêtre
je me souviendrai de toi, Ouahab, Djilali et Tahatr faisant le monde
toi tu dessinais les mots
je me souviendrai de toi logeant ma solitude d'adolescent
dans tes bras puissants et paternels
je me souviendrai de toi dansant sur le corps inanimé de l'humanité
et toi chantant l'absurde du pouvoir
je me souviendrai de toi réclamant Amazigh au fin fond de la berbérité
tu disais c'est mon fils
je me souviens de toi Yacine
Kamel Yahiaoui
« Déjà le sang de Mai ensemençait novembre » de René Vautier
http://alpolitique.canalblog.com/











































































































