20 mai 2012
Moussa Tertag - Le musc et le fichu
Né en 1967 à Haizer, dans la partie méridionale du Djurdjura, ancien élève de l'Ecole de journalisme d'Alger, Moussa Tertag a fréquenté plusieurs rédactions de la presse écrite Algérienne. Durant la deuxième moitié de la décennie noire, il a assuré, pour le compte du Soir d'Algérie, la couverture médiatique de la wilaya de Bouira, région mise à feu et à sang par les hordes terroristes et où les évènements étaient des plus sanglants. En 2009, et grâce à une solidarité populaire inédite, il a pu réaliser son premier long métrage Kabyle, intitulé Ennemis de la vie.
Vous pouvez commander le livre ICI
Pour lire des extraits du roman sur le site de l'auteur, c'est ICI
17 mai 2012
Poussera, poussera pas ?
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05 mai 2012
Une année à la campagne
Un jour, Sue Hubbell, biologiste de formation, ayant travaillé comme bibliothécaire, lasse de vivre en marge de la société de consommation de l'Est américain, décide de changer de vie. Avec son mari, elle part à la recherche d'un endroit où ils pourraient vivre loin des villes, suivant l'exemple du poète Thoreau. Après avoir cherché, ils trouvent cette ferme dans les monts Ozark, au sud-est du Missouri, et, ne connaissant rien à l'agriculture ni à l'élevage, ils décident de créer une "ferme d'abeilles ". Alors commence pour Sue Hubbell une aventure dont elle n'imagine pas les conséquences. Les saisons, les années passent, maintenant dans la solitude car son mari l'a quittée, et cette femme qui n'avait de la nature qu'une connaissance théorique découvre lentement l'immensité de l'univers qu'elle s'est choisi : sur ces quelques hectares de collines où, depuis la disparition des Indiens Osages, aucun être humain ne s'est vraiment arrêté, la vie a établi ses lois et ses règles, tissant un réseau de dépendances entre tous les habitants : les plantes, les insectes, les araignées, les serpents, les oiseaux, les mammifères, et même les parasites et les bactéries. L'entrée dans ce monde n'est pas simple. Pour Sue Hubbell, c'est un véritable bouleversement. Elle qui croyait- par son éducation, par ses études- tout savoir de la vie animale découvre sur ces arpents de terre que la vie naturelle est un bien meilleur professeur, parce qu'elle laisse le savoir germer et mûrir comme tout ce qui est vivant et vrai.
J.M.G. Le Clezio
"Pendant ces douze années, j’ai appris qu’un arbre a besoin d’espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l’amour peut devenir souffrance, et qu’il y a davantage de questions que de réponses."
"Je veux entendre les bruants indigo chanter leurs couplets lorsque je m’éveille le matin, je veux relire Joseph et ses frères, je veux voir les feuilles pousser sur les chênes, les fleurs s’épanouir sur les cornouillers et danser les lucioles. Je veux savoir ce qu’il advient du val du Raton laveur. Je veux qu’Asher découvre comment les parasites d’oreilles des papillons de nuit ont traversé l’hiver. Je veux montrer à Liddy et Brian les gros rochers au fond du vallon. Je veux en savoir bien davantage sur les faucheux. Je veux écrire un roman. Je veux aller nager nue dans la rivière sous le soleil brûlant.
C’est pourquoi j’ai cessé de dormir à l’intérieur. Une maison est trop petite, trop limitée. Je veux le monde entier, et aussi les étoiles."
" Il y a toujours des blattes américaines dans les ruches. Tout comme les maisons des humains, les ruches sont des endroits chauds et confortables, bien approvisionnés en nourriture, et les blattes y élisent domicile si elles peuvent s'en tirer. Quand une colonie d'abeilles est active, saine et robuste, les abeilles ne tolèrent pas les blattes plus volontiers qu'une maîtresse de maison méticuleuse ne les tolère chez elle. J'ai souvent observé les abeilles en train de chasser les blattes de leur ruche, je les ai même vues porter au-dehors les paquets d'oeufs des blattes et les laisser tomber assez loin, trouvant incongrue la présence de ces objets dans une colonie bien organisée. Il y a une lutte constante entre les deux espèces. Les abeilles se montrent vigilantes et agressives, mais les blattes sont toujours là et si le moral ou l'énergie de la ruche baisse le moins du monde, elles prennent le dessus. Ce sont des opportunistes.
Depuis quelques années, j'ai renoncé à tuer les blattes lorsque j'ouvre une ruche. Je sais qu'une bonne colonie d'abeilles est mieux capable que moi de régler ce problème. Et si la qualité de la colonie laisse à désirer, mieux vaut découvrir ce qui cloche chez elle plutôt que de tuer ses parasites.
A vrai dire, les blattes qui sortent de mon bois de chauffage ne ma gênent pas non plus. Leur système digestif et le mien diffèrent suffisamment pour que nous ne partagions pas la même niche écologique ; elles ne me font aucun mal, nous ne sommes pas en compétition, je prends donc mes distances vis-à-vis d'elles. Inutile de les harceler comme le ferait une abeille, ou de les écraser comme le ferait une bonne maîtresse de maison. Je me contente donc de m'accroupir pour les voir de plus près, les examinant avec soin. Après tout, avoir dans mon chalet un visiteur inofensif dont la structure n'a pratiquement pas évolué depuis le carbonifère me frappe, moi qui incarne une forme expérimentale plus achevée de l'évolution, comme un événement hautement instructif. Deux cent cinquante millions d'années, ce n'est pas négligeable comme recul."
Sue Hubbell
03 mai 2012
Seasons in the abyss
23h et s’ouvre l’atelier intérieur et ce n’est pas l’heure des enfants. Mais on est dans leur temps. Si on croit que la nuit appartient aux êtres éveillés, on s’est trompés. Seuls les enfants sont déjà dans le noir, ils ont le pouvoir : l’imaginaire en lumière électrique, et sous néons qui crépitent. La flamme est allumée. Ils avancent avec leur ombre sans jamais la lâcher, dans la nuit, dans Neverland, le pays de nulle part. L’image de départ ce soir, serait celle-là : dans l’exposition, une boule à facette. Amine et Hazem, 8 ans, sont en dessous. Amine voit le soleil et Hazem imagine un jaguar, ou une panthère parce que quand elle court, elle offre son corps tacheté. Tout le monde a raison parce qu’être vivant c’est savoir recevoir la lumière, tout simplement. Se laisser éblouir : la rétine a toujours 8 ans. Imaginez des années avant, Claude Levêque enfant, monte à Paris avec ses parents, arrive à Pigalle, colle ses yeux aux illuminations et ... percute un réverbère : premier corps à corps avec la lumière. Ce soir la luminosité est entre Lewis Carrol et David Lynch. C’est donc en pleine nuit, une course avec le soleil, féerique, mais rock n roll, disons, puisque l’imaginaire grandit, une course avec et en jaguar.
Le chemin ce soir n’a pas peur du noir. On part d’une maison vide, on l’emplira d’objets, et on ira jusqu’à par magie, les faire s’envoler. Le chemin se fait avec les enfants, ils ont la permission de minuit, et ça commence maintenant.
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-interieur-numero-36-l-enfant-2012-04-30
02 mars 2012
Entretien avec Alexandre Sokourov
Pour Blanche
Alexandre Nikolaïevitch Sokourov (en russe : Алекса́ндр Никола́евич Соку́ров), né le 14 juin 1951 à Podorvikha dans la région d'Irkoutsk, est un réalisateur russe.
Né dans la famille d'un officier soviétique, il est diplômé d'histoire de l'université de Nijni Novgorod en 1974, et entre l'année suivante au VGIK (Institut central du cinéma de l’URSS) de Moscou où il est l'élève de Tarkovski. La plupart des premiers travaux de Sokourov sont bannis par les autorités soviétiques. Durant cette période, il réalise un grand nombre de documentaires. C'est en 1996 avec Mère et fils qu'il accède à la reconnaissance internationale. Il réalise trois films sur des personnages historiques : Moloch sur Adolf Hitler, Taurus sur Lénine et Le Soleil sur l'empereur Hirohito. Il est aussi célèbre pour avoir tourné L'Arche russe au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg en un seul plan-séquence de 96 minutes. Avec Faust il remporte le Lion d'or à la Mostra de Venise 2011.
27 février 2012
SUR LA PLUS HAUTE BRANCHE
Que sait-on de ces petits vents
qui sèment leur désordre à tout va
près des fourrés crépus
à la sortie du village d'en bas,
et de ceux qui remuent
dans les parages
de nos corps minuscules
juchés sur le sommet de la colline
en cette fin d'après-midi,
ces vents qui vont et viennent
dans l'invisible jargon du regard ?
Bernard Perroy
Sur la plus haute branche
Editions Sac à mots
![]()
10 février 2012
Beaulieu
24 décembre 2011
Joyeux Noël
Petit papa Noël
Quand tu descendras la poubelle
N’oublie pas de prendre le courrier
P’t’être que l’chômage est arrivé
Petit papa Noël
Ce soir, j’ai les boules de Noël
Couvertes de neige artificielle
J’ai froid tout au fond de la moëlle
Y a les radiateurs qui battent de l’aile
Si ça continue, j’vais boire d’ l’anti-gel
Joyeux Noël
Joyeux Noël
Petit papa Noël
Tu sais, l’gamin s’est fait la paire
Je sais pas qui se fait la mère
Mais ramène une jeune fille au père
Petit papa Noël
Sur ma crèche il y a des scellés
Des guirlandes en fil barbelé
Pis des conneries à la télé
J’ai mis mes sabots au congélateur
La voix de Tino sur le répondeur
Joyeux Noël
Joyeux Noël
Petit papa Noël
J’ai pas envie d’aller au lit
Tout seul comme un vieux confetti
J’voudrais m’envoler comme E.T.
Plus rien à fumer
Y a plus un mégot
Je roule les épines dans l’papier cadeau
Joyeux Noël
Joyeux Noël
Allain Leprest
22 décembre 2011
Bernard Perroy
http://perroybernard.unblog.fr/
http://m.morillon.carreau.free.fr/sacsamots/sacamots.html
20 décembre 2011
Jean-Louis Trintignant - Vian Prévert Desnos
http://www.deezer.com/fr/music/daniel-mille-jean-louis-trintignant-3/vian-desnos-prevert-1255608
Jean-louis Trintignant lit Prévert Vian : son... par france3provencealpes
31 octobre 2011
MEMOIRES TSIGANES, L'AUTRE GENOCIDE
30 octobre 2011
Bedrich Smetana
Bedrich Smetana
Quatuor à cordes numéro 1 en mi mineur « De ma vie »
Smetana semble embaumé dans son rôle de chef de file du nationalisme musical tchèque, et de grand timonier de la Moldau. Son rôle fut effectivement fondamental, mais il y a aussi sa musique comme reflet de ses drames personnels. Le Quatuor "De ma vie" en est le symbole.
Fondateur de la nouvelle musique tchèque, dégagé de la lourde gangue allemande, lui pourtant tout entier voué à son maître Franz Liszt, Smetana apporta la liberté par l'opéra (Les Brandebourgeois en Bohème, Libuse, La Fiancée Vendue et surtout, Dalibor). Il pourrait être comparé à Guiseppe Verdi pour la valeur symbolique de sa musique qui sera également utilisée et brandie comme un étendard de la liberté et de la nation à naître.
Il était né le 2 mars 1824 à Litomysl en Bohème et mourut le 12 mai 1884 à Prague.
Lire la suite de l'article sur le site Esprits Nomades ICI
22 octobre 2011
19 octobre 2011
Bonne nuit !
Chanson d'automne
Léo Ferré, Paul Verlaine
Acrylique sur craft 155x37,5 cm
AUTOMNE
l'automne est éclatant
quand il met en couleurs
tout ce monde inutile et que le vent
insolent repousse les fenêtres
et balaye des tables
les lettres inachevées
la lumière escalade plus lentement
la colline et l'horizon s'estompe
les draps sont humides
et les lèvres se ferment
ainsi court l'automne sauvage et
bref jusqu'au matin venu trop tôt
où l'arrête la neige tombée la nuit
Miriam Van Hee
(traduit du néerlandais par E.Reunis)
18 octobre 2011
«Le silence du fleuve»
A partir d'interviews de témoins et de protagonistes exprimant différents points de vue, de documents d'époque et de séquences tournées aujourd'hui, ce documentaire d'Agnès Denis et Mehdi Lallaoui, réalisé en 1991, tente d'éclaircir la violente répression qui s'est abattue sur les manifestants algériens le 17 octobre 1961, à Paris.
Voir le film dans son intégralité sur Médiapart: http://www.mediapart.fr/content/17-octobre-1961-le-silence-du-fleuve
Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris ICI
15 octobre 2011
Où vont les chevaux quand ils dorment
Où vont les chevaux quand ils dorment
Et dans les nuits de Bilbao
Combien la lune au bout de sa corne
Fait-elle danser de toreros
Est-ce que le soleil est humide
Est-ce que la lumière est un son
Dis-nous maçon des pyramides
Sage-femme des Pharaons
Dis-nous l'homme bête de somme
Où vont les chevaux quand ils dorment
Où vont les chevaux quand ils dorment
Qui a dit le vent est savant
Pourquoi ma chanson je la donne
Pourquoi ta bouche tu la vends
Quelle heure as-tu à ton miroir
Quel âge t'as quand tu souris
Combien de kilos d'herbe noire
Sont arrivés à Miami
Quand le soir nous prête sa gomme
Où vont les chevaux quand ils dorment
Où vont les chevaux quand ils dorment
Un regard de quelle couleur c'est peint
Un nuage ça a quelle forme
Et ton coeur contient combien
Quel coût ça a l'odeur du fric
Quel goût ça a l'odeur de l'eau
Est-ce qu'on peut tout mettre en musique
Celui là-bas ou un salaud
Il fait moins dix degrés à Rome
Où vont les chevaux quand ils dorment
Où finit le cri des baleines
Où recommencera le nôtre
Qui tiendra nos voix en haleine
Et qui paiera comptant les fautes
Quand ils dorment où vont les chevaux
Un cheval c'est insaisissable
La terre ça vaut ce que ça vaut
Sous ses sabots y'a que du sable
Plus d'abonné au téléphone
Où vont les chevaux quand ils dorment
Plus d'abonné au téléphone
Où vont les chevaux quand ils dorment
Paroles: Allain Leprest, musique: Romain Didier
13 octobre 2011
“Petit livre d'impatience”, Bernard Perroy
“Petit livre d'impatience”,
Bd Perroy /préface de Pierre Dhainaut
Couverture de Hamid Tibouchi
éd. du Petit Pavé (juillet 2011)
2 Chemin du Petit Pavé, BP 17 Brissac-Quincé, 49320 Saint-Jean des Mauvrets
editions@petitpave.fr / 02 41 54 60 21
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-107850-petit-livre-d-impatience.htm
http://perroybernard.unblog.fr/


































































































































