LUCARNE

A travers cette lucarne ovale, vous percevrez un peu de moi. Balade au hasard du chemin, déambulation vers les choses que j'aime. Je ne sais pas où je vais... Je me laisse simplement porter au gré du vent.

02 mai 2013

Heather Dohollau- La promesse des mots

 

in memoriam

 

  

 

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13 janvier 2013

Liên de Me Linh de Jean-Marc Turine

« Il s’agit d’une lettre adressée à une jeune fille vietnamienne de 17 ans, Liên, rencontrée chez elle, à Mê Linh, en 2009, lors de la réalisation d’une émission radiophonique Guerres et crimes de guerre. Liên est une victime de l’agent orange (dioxine) épandue par les armées américaines durant leur guerre au Viet Nam entre 1961 et 1975. Elle est paralysée des quatre membres, elle ne parle pas. Son handicap mental est également très lourd. Dans cette lettre, j’évoque d’autres victimes rencontrées durant ce même séjour au Viet Nam. En effet, 37 ans après la guerre, on compte encore quatre millions de victimes de l’agent orange dans le pays. Chaque année, des milliers d’enfants naissent handicapés (dont des monstres) sans que l’on puisse savoir quand cessera ce crime de guerre, qui se transmet à travers les générations. » JMT

http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-fiction-lien-de-me-linh-de-jean-marc-turine-2013-01-09

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04 janvier 2013

La porte. Apollinaire - Ferré


La porte de l’hôtel sourit terriblement
Qu’est-ce que cela peut me faire ô ma maman
D’être cet employé pour qui seul rien n’existe
Pi-mus couples allant dans la profonde eau triste
Anges frais débarqués à Marseille hier matin
J’entends mourir et remourir un chant lointain
Humble comme je suis qui ne suis rien qui vaille
Enfant je t’ai donné ce que j’avais travaille

Guillaume Apollinaire

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30 décembre 2012

Notre Dame des Landes. Zone A Défendre.

 

Réalisation : Jean-François Castell - Portraits & Chronique de Luttes du 17 novembre à mi décembre 2012 autour des nouvelles cabanes de la ChaTeigne de la ZAD#NDDL

Le documentariste Jean-François Castel a passé trois semaines au cœur de la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes et livre son regard « à hauteur d’homme » sur cette lutte qui a pris une ampleur exceptionnelle depuis le début de la répression policière le 16 octobre et surtout avec la manifestation de réoccupation du 17 novembre. A visage découvert, les activistes venus de partout décrivent cette « fraternité » qu’ils ont trouvée dans l’organisation autonome de cette lutte.

Merci au Guetteur

Le site des occupants de la ZAD : http://zad.nadir.org/

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16 décembre 2012

Birago Diop

                                                 Pour André (2009)

Pour écouter le poème

 

SOUFFLES

.

.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

      

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.

      

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

      

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.

      

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

      

Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

      

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

       Birago Diop

 

Né le 11 Décembre 1906 à Ouakam, un quartier de Dakar au Sénégal, Birago Diop reçut une formation coranique et suivit simultanément les cours de l'école française. Pendant ses études de médecine vétérinaire à Toulouse, il resta à l'écoute des travaux des africanistes, et s'associa à la fin des années 1930 au mouvement de la Négritude qui comptait alors Senghor, Césaire. C'est à Paris qu'il composa en 1942 les Contes d'Amadou Koumba (publiés en 1947), marquant dès ce premier livre sa prédilection pour la tradition orale des griots, ces conteurs populaires dont il ne cessa jamais d'écouter la voix. Respectueux de l'oralité, il affina un talent original d'écrivain dans les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba (1958) et Contes et Lavanes (1963); son recueil de poèmes Leurres et Lueurs (1960) est profondément imprégné de culture française alliée aux sources d'une inspiration purement africaine. Sa carrière diplomatique, après l'indépendance de son pays, et son retour à son premier métier de vétérinaire à Dakar n'entravèrent pas son exploration de la littérature traditionnelle africaine, mais il déclara avoir «cassé sa plume». Il publia néanmoins la Plume raboutée et quatre autres volumes de mémoires de 1978 à 1989.

Source http://neveu01.perso.infonie.fr/birasouf.htm

http://neveu01.perso.infonie.fr/index.htm

 

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01 décembre 2012

Prière pour aller au paradis avec les ânes

.
.
Lorsqu'il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites

que ce soit par un jour où la campagne en fête

poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,

choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,

au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.

Je prendrai mon bâton et sur la grande route

j'irai, et je dirai aux ânes, mes amis :

Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,

car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.

Je leur dirai : " Venez, doux amis du ciel bleu,

pauvres bêtes chéries qui, d'un brusque mouvement d'oreille,

chassez les mouches plates, les coups et les abeilles."

Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes

que j'aime tant parce qu'elles baissent la tête

doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds

d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.

J'arriverai suivi de leurs milliers d'oreilles,

suivi de ceux qui portent au flanc des corbeilles,

de ceux traînant des voitures de saltimbanques

ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,

de ceux qui ont au dos des bidons bossués,

des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés,

de ceux à qui l'on met de petits pantalons

à cause des plaies bleues et suintantes que font

les mouches entêtées qui s'y groupent en ronds.

Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je Vous vienne.

Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent

vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises

lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,

et faites que, penché dans ce séjour des âmes,

sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes

qui mireront leur humble et douce pauvreté

à la limpidité de l'amour éternel.
.
.
Francis Jammes

 

d 040

 

Avec ton sourire, tu nous as offert ce poème en guise d'adieu. Il te ressemble Doudou. Ce fut tendre, fragile, généreux... si émouvant. Tu es partie accompagnée par "les doux amis du ciel bleu". Merci maman.

 

 

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Ssendu



ssendu

envoyé par mannnu
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                                    Idir 

Pour Natacha  et  aussi pour ma maman bien sûr. (le 1er mai 2007)
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         Ssendu ( Voie lactée )

Ssendu, ssendu tefkeded udi d amellal
Ssendu, ssendu aken a neccar abuqal
Ndu ndu ay igi fked tawarect bbwudi
Akken i tt netmenni

Taxsayt i hazen ifassen d kem a yesâig d lbadna
Ula ma laz yetwazem l hif yezzuzmit ccna
Nusad gurem a nessendu taxsayt-iw tegra i lhu
Igi ad yendu yefru s lfedl-ik a baba iynu

Ssendu, ssendu tefkeded udi d amellal
Ssendu, ssendu aken a neccar abuqal
Ndu ndu ay igi fked tawarect bbwudi
Akken i tt netmenni

A taxsayt barka tura nettwali qrib d azal
Gurem i nerrig tutra bgigkem ad rred azal
Ssendug s ufus lqis udi yufrar yetherqis
Kseg d aâbar d nefs-is i temgaret d waraw-is

Ssendu, ssendu tefkeded udi d amellal
Ssendu, ssendu aken a neccar abuqal
Ndu ndu ay igi fked tawarect bbwudi
Akken itnetmenni
.
                                                      Idir
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.

Sur la pochette du disque Idir DEUX RIVES, UN RÊVE
voici le texte qui accompagne la chanson Ssendu
.
C'était un temps où la calebasse
était le centre de la maison.
Avoisinant le berceau du nouveau-né,
elle pendait des poutres soutenant
la chaumière.
Elle parvenait, transportée par les
effluves de l'écurie entre les mains
de la mère.
Dans ce corps de potiron desséché
nageait le rêve de l'enfant affamé.
Une naissance.
Le lait qui va enfanter le beurre.
pendant que la mère bat le lait,
le chant fuse.
Doucereux...
Un chant qui cale l'estomac.
Le beurre était une providence.
Il pouvait nourrir la vieille et les enfants.
La voix d'Idir aspire cette ère.
Avec la faim de ce temps, il bat
la cadence d'aujourd'hui.
.
Méziane Ourad

 

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24 novembre 2012

Magnificat d'Arvo Pärt

http://www.espritsnomades.com/siteclassique/arvopart.html

 

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21 novembre 2012

 

 La difficulté, ce n'est pas de rêver, mais d'accepter et de comprendre les rêves des autres.

Zhang Xianliang

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17 novembre 2012

Sur l'épaule de l'ange

 

Courir dans les champs,

sentir le vent,

ce n'était pas assez.

Comme tous ceux

qui n'ont rien dans la tête,

moi aussi j'ai cru

qu'il fallait faire des choses.

 

Alexandre Romanès

 

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Une fresque de Tanguy Dohollau pour Epilepsie France

Pour en savoir plus sur l'épilepsie et lire l'interview de l'artiste : http://www.lemusoir.com/fresque_epilepsie.htm

 

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13 novembre 2012

Angelo Debarre et ses amis

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04 novembre 2012

nn 006

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15 octobre 2012

Rencontre au jardin

a

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06 septembre 2012

Pour Jeanne, pour Lila.

 Khali_Gibran

Khalil Gibran, Photographie de Fred Holland Day, c. 1898

 

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

 

Khalil Gibran - (extrait du recueil Le Prophète)

 

 

 

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02 septembre 2012

Dos Gringos Quartet

en concert le samedi 8 septembre à 20h30 à l'Abbatiale de Fontaine le Comte - Entrée libre -

DOS GRINGOS est un trio voire quartette de swing manouche festif, hérité de Django REINHARDT et Stéphane GRAPPELLI, coloré de valses swing et de teintes tzigane, flamenco voire orientales.

Créé depuis fin 2006 à Dubai (aux Emirats Arabes Unis), ce trio a déjà parcouru de nombreuses scènes (les festivals Jazz'ellerault,Jazz Entre les Deux Tours, Saint Benoît Swing, Les 24 heures du swing de Monségur entre autres et les 1ères parties de CARAVAN PALACE, des VOICE MESSENGERS...) dans toute la France.

Ces musiciens expérimentés (deux guitaristes, Stéphane MEMIN et Fred MEYER et un violoniste, Kim LE OC MACH), aux parcours variés (classique, rock, jazz,…), ont déjà côtoyé de grands noms de la musique (F.A.MOERMAN, D. LOCKWOOD, C. BELLONZI, C. EVORA, T. CHANTRE).

Ils nous entrainent, par des standards du genre réappropriés et quelques compositions, dans un tourbillon d’énergie où l’humour et la poésie ne sont pas en reste.

Un appel au voyage et à la fête !

- Stéphane MÉMIN: guitare
- Fred MEYER: guitare
- Kim Dan LE OC MACH: violon
- Patrice JOUBERT: contrebasse

http://www.myspace.com/twogringos

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29 août 2012

miroir pour l'arbre

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27 août 2012

Acrylique sur craft

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Acrylique sur craft, 69x116 cm

...s'approcher du mystère, se laisser prendre par les tendres rayons d'une lumière d'octobre aux accents mauves et roses. Le soleil vient caresser l'arbre fragile deviné dans la brume. Ami silencieux qui étale ses branches comme on s'ouvre aux souvenirs d'enfance, à ses légendes, à l'avenir aussi dont la beauté, malgré les houles, les vents ou les tempêtes de la vie, alimente en nos coeurs tant de désir de douceur et de vie...

Bernard Perroy

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17 août 2012

17 août 2012

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23 juin 2012

DOUTE de John Patrick Shanley

Mise en scène de Robert Bouvier

 

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(Un clic sur l'image pour l'agrandir)

 

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